Étiquette - défibrillateur

Défibrillateurs : la commune d’Anould signe un partenariat avec la société Lifeaz

Photo des partenaires

La signature de la convention entre la ville d’Anould et la société Lifeaz (Photo de Philippe Derexel).

La lutte contre l’arrêt cardiaque (50 000 victimes par an, dont la majorité se produit au domicile de la personne) repose sur la mise en oeuvre rapide des gestes qui sauvent : appeler les secours, pratiquer un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur.

Cela repose sur une information et une formation de la population et sur la mise à disposition de Défibrillateurs Automatisés Externes (DAE) accessibles au public 24 heures sur 24.

Et, plus il y aura de personnes formées et plus il y aura de DAE en accès public, plus il y aura de vies sauvées.

C’est pour cela que, à la suite du décret du 4 mai 2007, le Club Cœur et Santé de Saint-Dié a lancé en 2007 le projet Défidéo, porté depuis 2008 par le Pays de la Déodatie.

Les 10 ans du décret sur l’utilisation des défibrillateurs par le public et du projet DÉFIDÉO

Défidéo a permis d’installer plus de 80 défibrillateurs lors de ses 4 premières tranches. Une cinquième est en prévue en 2018.

Mais, seule la moitié des communes du territoire déodatien est équipée. Et parmi elles, un grand nombre ne dispose que d’un seul DAE, ce qui est nettement insuffisant pour permettre d’y avoir accès dans 3 à 4 premières minutes qui suivent l’arrêt cardiaque.

Un récent article a fait le point sur les freins à ce retard de déploiement de ces appareils.

Quels sont les freins au retard de déploiement des défibrillateurs ?

Multiplier le nombre de DAE

La commune d’Anould qui fait partie des communes les mieux équipées de la Déodatie en matière de défibrillateurs innove à nouveau.

Elle vient en effet de signer le partenariat d’une collectivité avec Lifeaz, une société française qui développe un nouveau type de DAE « connecté ». Il s’agit du premier partenariat entre cette société et une collectivité.

L’objectif est d’inciter les habitants à s’équiper d’un tel appareil qui est vendu avec un abonnement mensuel, un peu comme avec une « box » téléphonique. Cet abonnement comprend la télésurveillance du boitier pour détecter d’éventuels problèmes et surveiller l’état des électrodes et de la batterie et leur remplacement régulier.

Pour inciter les habitants à s’équiper, la commune d’Anould va financer une partie du coût pour les acquéreurs qui s’engagent à mettre le DAE à disposition de leurs voisins, une mise à disposition qui sera matérialisée par une affichette.

Pour toute information complémentaire s’adresser à la  d’adresser à la

Mairie d’Anould

622 Rue de Gérardmer – 88650 ANOULD
Tél. : 03-29-57-10-08 – Fax : 03-29-57-13-25
Mail : mairie.anould@wanadoo.fr

Former les citoyens

On sait que pour lutter contre l’arrêt cardiaque, il faut d’une part avoir des DAE et d’autre part former le public aux geste qui sauvent. C’est pour cela que la commune d’Anould organise régulièrement des formations grand public en partenariat avec les organismes de formation et le Club Cœur et Santé de Saint-Dié. De nouvelles formations vont prochainement être mises en oeuvre sur la commune pour les adultes et pour les écoliers.

Par ailleurs, afin de toucher un autre public et aussi permettre une formation continue, la société Lifeaz a noué un partenariat avec les Sapeurs pompiers de Paris pour une formation sur Internet, un service gratuit disponible sur :

Initiation aux gestes des premiers secours

Quels sont les freins au retard de déploiement des défibrillateurs ?

Panneau signalétique du DAE

La lutte contre l’arrêt cardiaque (50 000 victimes par an, dont la majorité se produit au domicile de la personne) repose sur la mise en oeuvre rapide des gestes qui sauvent : appeler les secours, pratiquer un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur.

Cela nécessite une information et une formation de la population et la mise à disposition de Défibrillateurs Automatisés Externes (DAE) accessibles au public 24 heures sur 24. Les études l’on montré : ce n’est qu’en installant davantage de DAE et en formant d’avantage le public que l’ont pourra sauver des milliers de vies supplémentaires :  ainsi grâce à une politique exemplaire, la ville de Seattle est parvenue à un taux de survie de 60% alors qu’en  France il n’est que de 5 %.

C’est pour cela que, à la suite du décret du 4 mai 2007, le Club Cœur et Santé de Saint-Dié a lancé en 2007 le projet Défidéo. Il y 10 ans (début 2008) le Pays de la Déodatie devenait le porteur institutionnel de ce projet.

Les 10 ans du décret sur l’utilisation des défibrillateurs par le public et du projet DÉFIDÉO

Défidéo, porté par le Pays de la Déodatie, a permis d’installer depuis 2010 plus de 80 défibrillateurs lors de ses 4 premières tranches. Une quatrième est prévue en 2018.

Mais, seulement la moitié des communes du territoire déodatien est équipée. Et, parmi elles, un grand nombre ne dispose que d’un DAE ce qui est nettement insuffisant pour permettre sont accès dans 3 à 4 premières minutes qui suivent l’arrêt cardiaque.

Pour améliorer la situation, il faut arriver à convaincre les élus du bien fondé de la démarche.

Quels sont les freins à ce retard de déploiement de ces appareils ?

Le premier porte sur l’utilité des DAE en accès public

  • « Il n’y en en déjà un à la caserne des pompiers » : d’accord, mais en dehors des grosses communes, cette caserne n’est pas ouverte 24 h sur 24.
  • « Il y en a un à la salle des sports, à la salle polyvalente » : oui ces locaux ne sont pas ouverts 24 h sur 24.
  • « Il y a le SAMU ou l’hôpital pas très loin » : OK, mais en moyenne les secours mettent 12 minutes à arriver sur les lieux et chaque minute qui passe c’est 10% de survie en moins.
  • « Les gens ne sauront pas s’en servir » (argument avancé même par certains médecins) : les études ont montré que des personnes n’ayant jamais utilisé un DAE sont capables de le faire fonctionner avec succès. Et il faut faire des formations régulières.
  • « Le DAE va être vandalisé ou volé » : cela peut arriver, mais cela est très rare. Et si l’on prend l’exemple des extincteurs, ce n’est parce que certains ont été détournés de leur utilisation qu’il ne faut pas en installer.
Photo des apprenants

L’apprentissage du massage cardiaque lors d’une formation organisée par le Club Cœur et santé de Saint-Dié

Le deuxième est d’ordre technique

  • « Est-on est certain que l’on peut pas faire d’erreurs? » (délivrer un choc électrique à quelqu’un qui n’est pas en arrêt cardiaque… ) : il s’agit de matériel particulièrement fiable et qui ne délivrera un choc que si la personne est en fibrillation ventriculaire, cause principal des arrêts cardiaques.
  • « L’installation et la maintenance sont au-dessus des compétences des élus ou du personnel communal » : il n’y a rien de très compliqué et l’appareil possède des dispositifs d’alerte (voyant lumineux, alarme sonore) pour prévenir d’une usure de la batterie ou d’un dysfonctionnement. Dans le cadre du projet Défidéo, une notice a été rédigée par Mme Nathalie Vinot, ingénieur biomédical à l’hôpital de Saint-Dié pour fournir toutes les informations au personnes chargées de la surveillance des DAE.
Photo de Nathalie Vinot

Présentation du « kit Défidéo » par Nathalie Vinot, ingénieur biomédical au Centre Hospitalier de Saint-Dié

Le troisième est d’ordre financier

  • « Le coût d’acquisition est élevé » : il faut compter autour de 2500 € pour installer en extérieur un DAE dans son boitier chauffant. Grace à la participation financière de mécènes, le Pays de la Déodatie a permis aux communes de n’avoir à leur charge que la moitié du coût.

Prise en charge de l’arrêt cardiaque : la formation du 23 novembre 2017

 

Photo des participants pendant la présentation du diaporama

Les participants pendant la présentation du diaporama

Organisée par le Club Cœur et Santé de Saint-Dié à l’Espace François Mitterrand pour la troisième année consécutive à l’occasion des journées destinées aux scolaires, cette formation a attiré 104 personnes de tous âges, dont quelques enfants venus avec leurs parents.

Photo des apprenants

L’apprentissage du massage cardiaque avec le mannequin Mini Anne

La soirée a commencé par un diaporama présenté par le cardiologue du club Cœur et Santé portant sur les mécanismes et causes de l’arrêt cardiaque, sur la chaîne de survie et les gestes qui sauvent.

Retrouvez le diaporama de la soirée : Arrêt cardiaque Saint-Dié-23-11-2017.

Lles participants se sont ensuite repartis en 3 groupes pour passer à la partie pratique de la formation qui a porté sur les 3 gestes de la campagne de la Fédération Française de Cardiologie :

  • appeler les secours après avoir reconnu un arrêt cardiaque,
  • pratiquer un massage cardiaque,
  • utiliser un défibrillateur automatisé externe (DAE).

La majorité des participants a travaillé avec un mannequin Mini Anne. Une quinzaine d’autres sur un mannequin d’apprentissage « classique ».

Photo d'un groupe de 12 personnes

Un groupe s’initie à l’utilisation du défibrillateur

A la suite du décret du 4 mai 2007 qui autorise chacun à utiliser un défibrillateur automatique, le Club Cœur et santé a lancé le projet Défidéo qui est porté depuis 2008 par le Pays de la Déodatie.  Dans ce cadre, 81 DAE en accès public 24 heures sur 24 ont été installés sur le territoire.

Pour en savoir plus sur le le décret du 4 mai 2007 et le Projet Défidéo, voir l’article publié sur notre site en mai dernier :

Les 10 ans du décret sur l’utilisation des défibrillateurs par le public et du projet DÉFIDÉO

Photo du "kit Défidéo"

Le « kit Défidéo » du Pays de la Déodatie avec le défibrillateur et son boitier chauffant et le panneau explicatif

Pour connaître l’emplacement des DAE en accès public 24 heures sur 24 installés dans les communes du Pays de la Déodatie, reportez vous à l’article publié sur notre site il y a quelques jours :

Emplacement des DAE du Projet DÉFIDÉO

Vous pouvez aussi télécharger

Brochure de la FFC sur l'arrêt cardiaque

 

Quarantième édition du Parcours du Cœur : dimanche 8 avril 2018

Des marcheurs à un poste de contrôle lors du parcours 2017

Le Club Cœur et Santé organisera le dimanche 8 avril 2018 sa quarantième édition du Parcours du Cœur au départ de la Maison Louise Michel, située 8 rue des Peupliers.

Il y aura deux circuits de marche en départ libre

  • un petit circuit (7 km) avec départ entre 8 h 15 et 15 h,
  • un grand circuit (12 km) avec départ entre 8 h 15 et 13 h.

Au départ chacun peutr faire contrôler

  • sa  glycémie par un médecin et une infirmière du service de diabétologie de l’hôpital,
  • et  sa tension artérielle par un médecin et une infirmière du Club Cœur et Santé.

Les participants trouveront aussi des informations sur les maladies cardiovasculaires et leur prévention. Les brochures de la Fédération Française de Cardiologie seront disponibles gratuitement, en particulier « Les As du cœur » pour prendre soin de son cœur en famille au quotidien et les cartes de poche « Arrêt cardiaque ».

Il y aura également des démonstrations sur les gestes qui sauvent et sur l’utilisation du défibrillateur.

Participation : 2 € au profit de la Fédération Française de Cardiologie.

Au départ, chaque participant recevra gratuitement un gobelet en plastique « Ecocup » offert par la Fédération Française de Cardiologie.

Plusieurs postes de contrôle seront situés sur les parcours où les participants trouveront de l’eau, mais il est recommandé à chacun de prendre une bouteille d’eau afin de s’hydrater régulièrement durant la marche.

 

Affiche du Parcours du Cœur

Place des drones dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque

Alec Momont et son drone

Alec Momont et son drone-défibrillateur

Dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque chaque seconde gagnée, augmente les chances de survie de la victime.

Les éléments qui conditionnent la survie sont :

  • la présence et le délai de réaction d’un témoin,
  • le délai d’intervention des secours médicalisés,
  • la présence et le délai d’utilisation d’un défibrillateur automatique externe (DAE).

Le témoin

Il est présent 3 fois sur quatre. C’est lui qui fait le diagnostic de l’arrêt cardiaque et qui met en oeuvre les gestes qui sauvent : appel de secours (15, 18 ou 112), massage cardiaque et utilisation d’un DAE.

Les secours médicalisés

En moyenne, en France, ils arrivent en 12 minutes après l’appel, mais cela peut aller de quelques minutes à plus d’une demi-heure selon l’endroit où l’on se trouve.

Le délai d’utilisation du DAE

Il dépend de la présence ou non d’un tel appareil dans l’environnement immédiat de la victime. Malgré leur diffusion qui a progressé ces dix dernière année, ils restent encore trop peu nombreux ou trop peu accessibles.

Un « bon » DAE doit être situé près des lieux de survenue des arrêts cardiaques, c’est à dire dans les zones d’habitation puisque près de 3 arrêt sur 4 surviennent au domicile.

Un « bon » DAE doit pouvoir être utilisé 24 h sur 24, ce qui n’est pas le cas de tous les appareils (ceux situé à l’intérieur de locaux sportifs, de salles de spectacles ou de réunion …).

Utiliser des drones pour livrer des DAE ?

Comme les DAE ne sont pas disponibles partout, l’idée est venue en 2014 à Alec Momont, un étudiant belge de l’Université Technologique de Delft aux Pays-Bas, d’utiliser un drone pour livrer l’appareil auprès de la personne victime d’un arrêt cardiaque.

Voir ci-dessous la vidéo de l’Université de Delft (il n’est pas nécessaire de comprendre l’anglais pour comprendre comment cela fonctionne).

Des expériences réalisées en Suède avec des drone ayant un rayon d’intervention de 10 km, ont montré que, par rapport à l’arrivée des secours, cela réduisant surtout le temps acheminement du DAE en milieu rural : le drone est plus rapide dans 93 % des cas et fait gagner en moyenne 19 minutes, alors qu’en ville  le drone est plus rapide dans 32 % des cas et ne fait gagner en moyenne qu’une minute et 30 secondes.

Est-ce la panacée ?

La réponse est non.

Tout d’abord rien ne remplacera l’action humaine en cas d’arrêt cardiaque : il faut faire le diagnostic, appeler les secours et pratiquer massage cardiaque, mais aussi utiliser le DAE livré ou non par le drone (*).

Il est certain que cette technologie peut faire diminuer le temps d’accès au DAE, en particulier en milieu rural. Mais, le drone ne vient pas de lui même et il doit être piloté avec du personnel disponible 24 sur 24. La logistique est donc très lourde.

Mais rien n’interdit de penser que des solutions seront trouvées à l’avenir pour cette technique de livraison des DAE rentre dans notre quotidien.

Massage cardiaque et mise en place du défibrillateur

Massage cardiaque et mise en place d’un défibrillateur

(*) Pour apprendre ces gestes, inscrivez-vous à la formation organisée par le Club Cœur et Sante de Saint-Dié :

Formation aux gestes qui sauvent le jeudi 23 novembre

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