Archive - juin 2018

Alimentation : le chocolat noir, c’est bon pour le cœur

plaque de chocolat

Bonne nouvelle pour tous les gourmands… Manger un ou deux morceaux de chocolat noir quotidiennement est bon pour le cœur. Mais c’est uniquement grâce à la poudre de cacao, très riche en flavonoïdes (pigments antioxydants qu’on retrouve aussi dans le vin rouge ou la tomate).

Ces derniers diminuent la formation de « mauvais » cholestérol et de caillots qui bouchent les artères. Ils évitent ainsi l’augmentation de la pression artérielle.

Alors attention à ne pas confondre cacao… et chocolat !

Dans le chocolat, il y a bien de la poudre de cacao mais aussi du beurre de cacao (bien plus gras) et du sucre en quantité non négligeable.

Le chocolat noir contient au moins 30 % de poudre de cacao, le chocolat au lait environ 20 % et le blanc pas du tout.  « Il est préférable de se faire plaisir avec un ou deux carrés de chocolat noir par jour (soit 10 à 20 g) » prévient le Docteur François Paillard, cardiologue et Vice-Président de la Fédération Française de Cardiologie.

Le chocolat noir : des effets positifs sur le système cardio-vasculaire

  • Le chocolat noir diminue la pression artériellle

Le cacao est l’un des aliments les plus riches en flavonols (les antioxydants les plus efficaces des flavonoïdes) qui apportent un effet favorable sur la pression artérielle. Ils exercent des effets bénéfiques sur le cœur (effet anti-inflammatoire, amélioration de la sensibilité à l’insuline, diminution de l’agrégation plaquettaire).

Les flavonols du cacao améliorent la vasomotricité (élasticité des vaisseaux sanguins) en se fixant sur les cellules qui recouvrent les vaisseaux, ce qui déclenche la synthèse d’oxyde nitrique ayant pour propriété d’entrainer la relaxation des cellules et ainsi diminuer la pression qui se trouve à l’intérieur des artères. Les études cliniques chez l’homme ont effectivement montré un effet significatif  bien que modeste sur les chiffres de pression artérielle systolique (cœur au repos) et diastolique (cœur contracté). « A condition bien sûr, de respecter certaines quantités, soit 50 mg de flavonols de cacao par jour », rappelle le Dr Paillard.

  • Le chocolat noir n’augmente pas le cholestérol !

Le cacao est riche en lipides (42 % pour le chocolat noir) mais le principal acide gras du cacao est l’acide stéarique (acide gras saturé) qui n’est pas considéré comme hypocholestérolémiant au contraire des autres saturés. Le chocolat noir riche en cacao peut protéger l’organisme grâce aux flavonols qui permettent de diminuer la concentration de mauvais cholestérol et ainsi éviter de boucher les artères. La vitamine B3 contenue dans le chocolat noir permet également de réduire l’encrassement des artères.

  • Le chocolat noir pour lutter contre le stress et les baisses d’énergie !

Le chocolat a un effet anti-fatigue et anti-déprime car le cacao qu’il contient est riche en magnésium (100 g de chocolat contient 112 mg de magnésium). De nombreuses études affirment que le magnésium est efficace contre les effets négatifs du stress, il participe aussi à la diminution du risque d’apparition du diabète et réduit donc le risque d’un infarctus du myocarde. Un manque de magnésium entraîne une baisse d’énergie, une sensation d’épuisement, de fatigue chronique et de fatigabilité à l’effort.

 

Source : Fédération Française de Cardiologie (FFC)

Retrouvez la brochure de la FFC sur l’alimentation : https://www.fedecardio.org/sites/default/files/2018-Alimentation.pdf

ainsi que des recettes en vidéo : https://www.fedecardio.org/Je-m-informe/Je-mange-equilibre/idees-recettes.

Le Nutriscore : un outil pour y voir clair dans le choix de nos aliments

Photo sur le Nutricode

Le Nutriscore : un outil pour y voir clair dans le choix de nos aliments

Pour rendre plus lisible et compréhensible l’étiquetage nutritionnel, un logo peut désormais être apposé sur les emballages. Conçu dans le cadre du Programme National Nutrition Santé, le Nutri-Score fera ainsi progressivement son apparition dans les rayons. Explications.

Obligatoire sur tous les aliments préemballés, le tableau des valeurs nutritionnelles est bien souvent difficile à décrypter pour les consommateurs. Valeur énergétique des produits, teneurs en graisses, acides gras saturés, glucides, sucres, protéines et sel pour 100 g ou 100 ml de produit : les informations y sont nombreuses. Pour en faciliter la compréhension, le règlement européen autorise l’apposition d’une information nutritionnelle complémentaire sur les emballages.

Dans le cadre de la loi de Santé de 2016, le gouvernement français a recommandé la mise en place d’une information nutritionnelle claire, visible, et facile à comprendre pour tous. L’objectif : améliorer l’information nutritionnelle figurant sur les produits et ainsi aider les consommateurs à acheter des aliments de meilleure qualité nutritionnelle.

Photo de différents aliments

Quelle forme prend cette information nutritionnelle ?
C’est le Nutri-Score, un logo à 5 couleurs apposé sur la face avant des emballages, qui a été retenu pour présenter cette information.

Le Nutri-Score, grâce à une lettre et à une couleur, informe les consommateurs sur la qualité nutritionnelle d’un produit. Chaque produit est ainsi positionné sur une échelle à 5 niveaux allant :

  • du produit  le plus favorable sur le plan nutritionnel (classé A)
  • au produit le moins favorable sur le plan nutritionnel (classé E)

La catégorie à laquelle appartient l’aliment est mise en exergue sur le logo par une lettre plus grande.

Les 5 lettres du Nutriscore (de A, à préférer, à E, à éviter

Les 5 lettres du Nutriscore

Comment est calculé le score d’un produit ?

Pour classer chaque produit, des équipes de recherches internationales ont mis au point un score qui prend en compte, pour 100 grammes de produit, la teneur :

  • en nutriments et aliments à favoriser : fibres, protéines, fruits et légumes
  • en nutriments à limiter : énergie, acides gras saturés, sucres, sel

Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur.

Pour tenir compte des spécificités de certaines familles d’aliments telles que les matières grasses ajoutées (beurre, huile), les fromages ou encore les boissons, la méthode de calcul du score a été adaptée.

Quels sont les produits concernés par le logo ?

À quelques exceptions près (herbes aromatiques, thés, cafés, levures, etc.), tous les produits transformés et les boissons sont concernés par le Nutri-Score. Les produits non transformés comme les fruits et légumes frais ou le poisson frais ne sont pas concernés, de même que les boissons alcoolisées.

Toutefois, l’application du Nutri-Score est facultative, elle repose sur le volontariat des entreprises de l’agroalimentaire et des distributeurs.

Photo de bananes, tomates, piments verts et poivrons

5 portions de fruits et légumes recommandées chaque jour

Comment le Nutri-Score vous aide-t-il à choisir les produits que vous achetez ?

Complémentaire des repères du PNNS qui recommandent, par exemple, de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour ou de limiter la consommation de produits sucrés, le Nutri-Score peut vous aider lorsque vous faites vos courses à :

  • choisir entre plusieurs produits d’un même rayon : les céréales du petit-déjeuner, par exemple, peuvent avoir un score compris entre A et E. En un coup d’œil, vous pourrez choisir, parmi vos céréales préférées, celles qui ont la meilleure qualité nutritionnelle.
  • comparer la qualité nutritionnelle pour un même produit de différentes marques : les lasagnes à la bolognaise vendues en grande distribution, par exemple, peuvent être classées en A, B, C ou même D selon les marques.

Quand ce logo sera-t-il mis en place ? 

Le Nutri-Score devrait apparaître progressivement au cours des 6 prochains mois sur les emballages des produits des marques qui se sont engagées à l’utiliser afin de donner une information nutritionnelle facilement compréhensible, et sur les sites e-commerce des distributeurs engagés.

33 industriels déjà engagés

Depuis l’officialisation du Nutri-Score par le gouvernement, 33 industriels et distributeurs de l’alimentation se sont d’ores et déjà engagés à apposer ce logo sur leurs produits.

  • des grands distributeurs tels que Leclerc, Auchan, Intermarché et Casino vont apposer le Nutri-Score sur les produits de leurs marques.
  • des industriels de l’agro-alimentaire tels que Danone, Bonduelle, McCain et Fleury Michon se sont également engagés.

Pour en savoir plus :

 

Choisir des produits de meilleure qualité nutritionnelle coûte-il plus cher ?

Pas forcément. Une étude basée sur un supermarché expérimental en ligne a mis en évidence que, si le Nutri-Score permet au consommateur d’améliorer la qualité nutritionnelle de son panier d’achat, il n’augmente en rien son prix moyen.

 

Cet article est extrait du site du Programme National Nutrition Santé sur lequel vous trouverez une foule d’informations : http://www.mangerbouger.fr

 

Note :

Si des sociétés (voir liste ci-dessus) se sont engagées en faveur du Nutriscore, sa mise en place fait l’objet d’un lobbying intense auprès des parlementaires de la part des grands groupes agroalimentaires. Ces multinationales veulent mettre en place un autre indice, le Nutricouleur qui fait référence aux apports quotidiens des différents composants du produit ce qui, comme l’indique l’association UFC-Que choisir, va à l’encontre « de l’intérêt des consommateurs en les empêchant de comparer les produits« . En effet, le Nutricouleur, contrairement au Nutricore, ne renseigne pas sur la valeur nutritionnelle du produit.

Photo du Nutricouleur préféré par le lobby agro-alimentaire

Exemple de Nutricouleur, préféré par le lobby agro-alimentaire

La digitale, belle et bonne pour le cœur, mais toxique

Cochettes de digitale pourpre

Les clochettes caractéristiques de la digitale

Lors de nos marches en forêt nous la croisons régulièrement, isolée ou en colonies plus ou moins importantes. Elle pousse, avec un cycle de deux années, sur les bords des chemins, dans les clairières ou des friches, sur des sols siliceux, humides et mi ombragés.

Sa longue tige florale se dresse vers le ciel avec ses clochettes pendantes, en doigt de gant de couleur pourpre, tachetées de rouges sur fond blanc. Ce sont ces dernières qui lui ont donné son nom latin, « digitalis purprea », puis français. On l’appelle « foxglove » en anglais (gant de renard) et Fingerhut en allemand (dé de couturière). C’est dans ses larges feuilles duveteuses que se trouve le principe actif autrefois extrait de cette plante. Les  plus anciens se souviennent avoir procédé, au mois d’août au moment où les feuilles contiennent le plus de principes actifs, à la cueillette de cette plante qu’ils apportaient à la pharmacie de leur bourg.

L’utilisation thérapeutique de la digitale est déjà mentionnée dans certains papyrus égyptiens plusieurs siècles avant JC, mais l’histoire « moderne » débute en 1542 avec Leonhart Fuchs, médecin et botaniste allemand publie sa plus ancienne description connue. Elle est préconisée pour soigner les blessures, les œdèmes du thorax et des poumons sous forme d’emplâtre, de décoction ou d’infusion.

Photo de publication sur la digitale

William Withering et sa publication sur la digitale

En 1775, William Withering, un médecin et botaniste britannique, la « redécouvre » mais  c’est l’isolation de la digitaline, un de ses principes actifs, par le pharmacien et chimiste français Claude-Adolphe Nativelle qui va permettre son utilisation plus large, avec des doses très précises contrairement aux décoctions de feuilles. Nativelle va également synthétiser un autre produit contenu dans la digitale, la Digoxine (à ne pas confondre avec la dioxine), qui est actuellement quasiment le seul à être utilisé.

Les digitaliques servent alors à traiter l’insuffisance cardiaque et à ralentir la fréquence cardiaque en cas d’arythmie par fibrillation auriculaire. Ils ont en effets tonicardiaques et diurétiques et ralentissent le coeur.

Cependant, ils ont vu leurs indications se réduire fortement ces dernières années, car on utilise en première intention d’autres médicaments plus efficaces et d’un maniement plus sûr pour traiter ces affections.

Photo d'une boite de Digoxine Nativelle

Boite de Digoxine Nativelle

En effet, les digitaliques ont un faible index thérapeutique, c’est-à-dire une faible marge entre la dose thérapeutique et la dose toxique, et il est nécessaire de faire des dosage sanguins pour adapter la dose. Ainsi le taux thérapeutique de Digoxine se situe entre 0,6 et 1,2 nano gramme par ml de plasma et son taux toxique st de 2 nano grammes. Sachant qu’un adulte a 2,5 litres de plasma dans son corps, la dose thérapeutique correspond donc à 1,5 à 3 microgrammes de Digoxine dans son corps et la dose toxique à 5 microgrammes !

Le surdosage se traduit par des nausées, de la diarrhée, des maux de tête, des convulsions, des troubles visuels et des arythmies cardiaques parfois graves (ralentissement excessif ou  accélération importante).

Aussi, lors de vos promenades, continuez d’admirer cette belle plante, mais ne vous risquez pas à la goûter. De toute façon, son goût amer devrait vous en dissuader.

Alimentation : réduire sa consommation de sel

Photo d'une salière

Le sel est connu depuis la Préhistoire pour ses caractéristiques d’assaisonnement mais aussi de conservation des aliments. Aujourd’hui, les plats transformés industriels en abusent et sont pourtant de plus en plus privilégiés par les Français, qui ne prennent plus le temps de cuisiner !

Ce choix n’est pas sans conséquence sur la santé. La surconsommation de sel contribue à l’hypertension artérielle et augmente le risque de cancer de l’estomac, le deuxième cancer plus meurtrier. Alors, comment réduire sa consommation pour s’en préserver …

Le sel à petite dose

A l’origine, l’alimentation humaine ne contenait pas de sel. C’est le développement de l’agriculture et de l’élevage qui a précipité son arrivée pour conserver les denrées alimentaires. L’organisme n’est donc pas habitué aux fortes doses de sel. L’ANSES estime ainsi que 2 g de sodium par jour (soit près de 5 grammes de sel) suffit pour éviter toute carence ; au-delà, les risques sont avérés.

Scruter les étiquettes

Du sel, il y en a partout ou presque : il est donc indispensable de bien lire les étiquettes. Pour avoir une bonne idée de la quantité de sodium que contient un produit, on peut se référer au pourcentage de l’apport suffisant quotidien. Si un aliment représente 80 % de l’apport recommandé, il ne restera pas beaucoup de place pour autre chose ! La recherche sur les étiquettes des mots « sans sel ajouté » ou « peu salé » est encouragée, tout comme la comparaison des teneurs en sodium de plusieurs aliments réputés salés. Les plus courants sont notamment le pain, les charcuteries, les soupes préparées et les fromages.

La cuisine maison

Le sel est un allié précieux de l’industrie agroalimentaire. Connu comme le principal « exhausteur » de goût, il permet de faire ressortir les saveurs d’un plat, même insipide, en plus d’avoir des propriétés conservatrices connues de longue date. Mais il joue également un rôle dans la texture de certains aliments en permettant de retenir l’eau et donc, indirectement, d’augmenter le poids des denrées. Une manne pour l’industrie !

Tous les mélanges de riz, de pâtes, les aliments en conserve, les noix salées, les sauces commerciales et les plats préparés sont donc à éviter, de même que les plats surgelés et les repas de type fast-food. En réalité, plus on cuisine à partir d’aliments frais, plus on diminue sa consommation de sel !

Oser les alternatives !

Le sel est connu pour rehausser la saveur des plats, mais il peut être remplacé par bien d’autres ingrédients comme les herbes aromatiques (fraîches ou séchées) ou le citron qui offrent des saveurs très diversifiés. Il est possible aussi d’opter pour le sel diététique qui a un goût semblable au sel de table mais ne contient que 30 % de chlorure de sodium.

Originaires du japon, le gomasio (fait de sel marin et de sésame grillé) ainsi que l’algue noire sont d’autres alternatives intéressantes tout comme le sel fou, un mélange d’épices et d’aromates qui vient de l’île de Ré.

 

Source : Fédération Française de Cardiologie (FFC)

 

Retrouvez la brochure de la FFC sur l’alimentation : https://www.fedecardio.org/sites/default/files/2018-Alimentation.pdf

ainsi que des recettes en vidéo : https://www.fedecardio.org/Je-m-informe/Je-mange-equilibre/idees-recettes.

 

Des membres du Club Cœur et Santé ont partagé un moment de la Psycyclette

Photo du Groupe

Pause à Taintrux pour les membres du Club Cœur et Santé

Ce mardi 19 juin une partie du groupe des cyclistes du Club est allée à la rencontre des participants de la cinquième édition de la Psycyclette partie d’Albi le 12 juin dernier. Une manifestation organisée de main de maître par Michel Lacan.

Le point de jonction a eu lieu au dessus de Corcieux, au Col des Arrentès, dernière difficulté du parcours pour les Psycyclistes partis le matin de Vesoul.

Groupe de cyclistes

Arrivée des Psycyclistes au Col des Arrentès (Photo : Bernard Blum)

D’autres cyclistes ont également rejoint les cyclotouristes de l’UNAFAM à Taintrux.

L’arrivée à Saint-Dié s’est faite à l’Espace François Mitterrand sous les applaudissements d’un nombreux public, parmi lesquels notre président Annie Thirion accompagnée par plusieurs membres du club.

A l’heure des remerciements à l’Espace François Mitterrand

Lors des discours, les intervenants ont salué unanimement la richesse de cette aventure cyclo-sportive.

Merci à Mme Francine Legros, responsable locale de l’UNFAM, d’avoir permis au Club Cœur et Santé d’en faire partie.

Plus globalement, la Psycyclette démontre que comme dans d’autres domaines l’activité physique pratiquée sans esprit de compétition est bénéfique à la santé du corps et de l’esprit.

Le groupe en bas du col

Chacun des membres du Club Cœur et Santé a gravi à son rythme le col des Arrentès  (Photo : Bernard Blum)

Plus d’infos et de photos :

L’article de Julien Jacquemin dans Saint-Dié Info : http://saintdieinfo.fr/2018/06/terminus-saint-die-vosges-psycyclette-2018/

Les photos du Club Cœur et Santé : Psycyclette 2018-Les Arrentès-Saint-Dié

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