Mois sans tabac débute le vendredi 18 octobre à l’hôpital

#MoisSansTabac, c’est un défi collectif qui propose à tous les fumeurs d’arrêter pendant un mois avec le soutien de leurs proches.

Comme les années précédentes, l’édition 2019 débutera le 1er novembre.

 

Informez vous au Centre hospitalier de Saint-Dié dès le vendredi 18 octobre auprès du stand installé dans la rue publique de l’hôpital Saint-Charles de 10 h à 16 h.

Connectez vous sur le site Tabac info service : https://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/

« Pour se préparer au mieux !

Pour mettre toutes les chances de votre côté, préparez-vous en contactant un tabacologue ou un professionnel de santé qui définira avec vous la stratégie d’arrêt la mieux adaptée.

Parce que décider d’arrêter de fumer, c’est déjà très bien, mais s’inscrire à #MoisSansTabac, c’est encore mieux.

Cela vous permettra gratuitement:

– De profiter des outils de Tabac info service : le Kit d’aide à l’arrêt et la valise du participant.

– D’avoir un accompagnement par mail pour vous préparer et vous aider tout au long du mois.

– Et surtout, de mettre toutes les chances de votre côté grâce aux tabacologues du 39 89 (*), à l’appli e-coaching et à la communauté Facebook.

(*) service gratuit + coût de l’appel, du lundi au samedi de 8 h à 20 h. »

 

Vous pouvez aussi télécharger la brochure de la Fédération Française de Cardiologie consacrée au sevrage tabagique :  https://www.fedecardio.org/sites/default/files/brochure-tabac.pdf

16 octobre 2019 : Journée mondiale de l’arrêt cardiaque 

Image de 2 mains croisées sur un coeur avec le texte suivant : vos mains peuvent sauver des vies

Logo de la journée sur l’arrêt cardiaque

16 octobre 2019 a lieu la Journée mondiale de l’arrêt cardiaque, autour de laquelle a lieu la Semaine européenne consacrée au même thème.

Elle a pour objectif d’encourager la pratique de la RCP (Réanimation Cardio Pulmonaire) chez les futurs témoins d’un accident cardiaque. Pour cela le public doit être formé aux gestes qui sauvent et pouvoir disposer rapidement d’un DAE (Défibrillateur Automatique Externe).
C’est dans cet objectif qu’a été lancé en 2007 le Projet Défidéo. Et dans ce cadre, ce jeudi 17 octobre à la salle Carbonnar seront remis à 7 communes de la Déodatie 8 nouveaux DAE. https://coeuretsante.deodatie.fr/evenement/remise-de-8-nouveaux-defibrillateurs-dans-le-cadre-du-projet-defideo-le-jeudi-17-octobre/

Massage avec un mannequin Mini Anne

Quelque chiffres sur l’arrêt cardiaque :
  • 50 000 cas par an,
  • 5% de survie, mais chances de survie multipliée par 3 si les témoins pratiquent une RCP avec une défibrillation,
  • Chaque minute qui passe, c’est 10 % de survie en moins,
  • 75 % des arrêt se produisent devant un témoin,
  • 70 à 75 % ont lieu à domicile,
  • 1 personne sur 20 sera témoin d’un arrêt cardiaque
C’est pourquoi, il faut qu’un maximum de gens soient formés.
Le club Cœur et Santé organise avec de nombreux partenaires les 21 et 22 novembre ses 29 èmes journées de formations aux gestes qui sauvent pour les scolaires à l’Espace Mitterrand.
Le jeudi 22 novembre à 19 h au même endroit aura une formation gratuite à l’intention du public. Inscription avec le lien suivant : https://coeuretsante.deodatie.fr/evenement/formation-aux-gestes-qui-sauvent-le-jeudi-21-novembre/

Denise Dombrat et Jean-Paul Besombes honorés par l’Association de Cardiologie de Lorraine lors de l’Assemblée générale du 11 octobre 2019

200 personnes étaient présentes à l’assemblée générale

L’Assemblée générale 2018-2019 de l’Association de Cardiologie de Lorraine a eu lieu le vendredi 11 octobre à 18 heures à la faculté de Médecine de Nancy Brabois sous la présidence du Pr Etienne Aliot.

Dans son rapport moral, le Pr Aliot a d’abord fait état de la situation de la Fédération Française de cardiologie (FFC) telle que présentée lors de la dernière assemblée générale. Il a tout d’abord rappelé les missions sociales de la FFC :

  • Prévention des maladies cardiovasculaires par l’information et les actions d’éducation auprès du public.
  • Promotion et financement de la recherche cardiologique.
  • Incitation à la formation aux gestes qui sauvent.
  • Aide à la réadaptation et à la réinsertion des cardiaques.
  • Coordination des actions des association régionales.

Il a ensuite présenté quelques chiffres significatifs :

  • 243 Clubs Cœur et Santé avec 17 000 membres qui participent aux activités physiques de phase 3 (plus d’explication sur cette phase 3 dans un article précédent :  ).
  • 600 000 participants aux Parcours du Cœur scolaires et grand public au printemps.
  • Diffusion de plus de 3 000 000 de brochures gratuites.

La tribune et une partie de l’assemblée

Il a rappelé le dynamisme de l’Association de Cardiologie de Lorraine (ACL)

  • Elle regroupe 21 clubs Cœur et Santé.
  • 2476 adhérents (+ 4 %) ce qui en fait l’association régionale la plus importantes et la plus active de France.
  • Plus de 9 000 participants aux Parcours du Cœur.
  • Nombreuses actions lors de la Semaine du Cœur en septembre : conférences, rencontres avec les chercheurs, gestes qui sauvent, activités physiques…

Il a remercié les présidents et cardiologues des clubs et tous les adhérents sans qui l’ACL ne serait pas aussi active, sans oublier tous les donateurs qui permettent à la FFC et à ses associations régionales de mener à bien leurs missions statutaires.

Le rapport financier de l’exercice clos au 30 juin 2019 a été présenté par le trésorier, Daniel Fernandes, puis approuvé par l’assemblée, après quelques questions.

Evelyne Aznar (à gauche) succède à Anne Françoise Fernandes qui prend sa retraite

Le professeur Aliot a ensuite présenté Evelyne Aznar Robin qui a été embauchée comme assistante au sein de l’Association.

A la suite des élections qui ont eu lieu en septembre, un nouveau Conseil Administration (CA) a été élu. Annie Thirion et Jean-Louis Bourdon ont été réélus. Le CA s’est réuni avant l’assemblée générale et a désigné un nouveau bureau. Sa composition est la suivante : Pr Etienne Aliot (président), Dr Jean-Yves Thisse (vice-président, Thionville), Dr Jean-Louis Bourdon (secrétaire, Saint-Dié), Jean-Marie Humbert (secrétaire-adjoint, Jarny), Daniel Fernandes (trésorier, Nancy) et Carmela Tezza (trésorière-adjointe, Mondelange)

Puis, le président de l’ACL a honoré 7 de ses membres dont deux déodatiens en leur remettant la médaille régionale.

  • Denise Dombrat est présente au club depuis 25 ans. Elle a fait partie de son bureau pendant de nombreuses années et poursuit actuellement sont action en participant à la recherche de circuits de marche et en les encadrant.
  • Jean-Paul Besombes est le trésorier du club depuis 10 ans, avec une charge en constante augmentation au vu du nombre croissant des adhérents et du développement des activités.

De droite à gauche : les médaillés Denise Dombrat et Jean-Paul Besombes aux côtés de Jean-Louis Bourdon, cardiologue, et Annie Thirion, présidente (Photo de Jean-Claude Wolff)

Enfin, les actions dans les différents clubs ont été présentées par un diaporama préparé par Daniel Fernandes, avant que les participants ne se retrouvent pour un moment convivial.

Prendre un petit déjeuner aide à prévenir les maladies cardiovasculaires

Prendre un petit déjeuner aide à prévenir les maladies cardiovasculaires

Vos médecins vous le disent régulièrement : il faut commencer la journée par un petit déjeuner.

Une étude d’une équipe de l’Université de Wuhan (Chine) publiée récemment dans une revue américaine de cardiologie (*) vient de le confirmer.

Cette étude prospective, a été réalisée à partir des données d’une cohorte nationale de 6 550 adultes de 40 à 75 ans suivis de 1988 à 1994, avec un âge moyen de 53.2 ans et 48.0% d’hommes.

Elle avait pour but de rechercher s’il y avait un lien entre le fait de ne pas prendre de petit déjeuner et la mortalité cardiovasculaire et la mortalité de toutes causes.

Les habitudes alimentaires des ces 6550 personnes sont le suivantes :

  • 5,1 % ne prennent jamais de petit déjeuner,
  • 10,9 % le prennent rarement,
  • 25,0 % le prennent certains jours et
  • 59,0 % le prennent tous les jours.

Les résultats confirment l’intérêt de prendre un petit déjeuner tous les jours Après ajustement, le risque de décès d’origine cardiovasculaire ou de décès de toutes causes est apparu plus élevé chez ceux ne prenant jamais de petit déjeuner par rapport aux sujets prenant régulièrement leur petit déjeuner tous les jours.

Parmi les explications à ces constatations, il y a le fait que ceux qui ne prennent pas de petit-déjeuner pourraient « se rattraper » dans la journée avec des aliments de faible valeur nutritionnelle et ayant un effet défavorable sur leur santé. Il est également évoqué la possibilité d’une tension artérielle plus élevée ou un mauvais profil lipidique. Plus simplement, cela pourrait être aussi le marqueur de mauvaises habitudes alimentaires et d’une mauvaise hygiène de vie.

Et vous, avez-vous pris ce matin votre petit déjeuner ?

(*) Association of Skipping Breakfast with Cardiovascular and All-Cause Mortality. Rong S et al. J Am Coll Cardiology 2019 ; 73 : 2025-32

Défidéo : 8 nouveaux défibrillateurs prochainement installés

Photo d'un massage cardiaque

Démonstration de la prise en charge d’un arrêt cardiaque lors de la remise de DAE en 2018

Le jeudi 17 octobre 2019 à 19 h à la salle Carbonnar aura lieu, dans le cadre du projet Défidéo et de la semaine européenne de l’arrêt cardiaque, la remise officielle de 8 nouveaux Défibrillateurs Automatique Externes (DAE).

Ces appareils seront installés dans les 7 communes suivantes :

  • Anould,
  • Etival,
  • La Bourgonce,
  • La Voivre,
  • Les Rouges Eaux,
  • Raon l’Etape (2 DAE)
  • Senones.

Cela portera à 101 le nombre de défibrillateurs en accès public 24 h sur 24 sur le territoire de la Déodatie.

Rappelons que le projet Défidéo a été lancé en 2007 par le club Cœur et Santé de Saint-Dié à la suite du décret du 4 mai 2007 qui permet à chacun d’utiliser un DAE.

Défidéo qui est porté par le Pays de la Déodatie depuis début 2008 a vu l’installation des premiers DAE en 2010.

Sortie vélo ensoleillée le 3 octobre

Le « peloton » sur la voie verte entre Anould et Fraize

La traditionnelle sortie à vélo du jeudi matin le 3 octobre ne présentait pas de difficulté particulière.

Elle a en effet conduit une quinzaine de cyclistes du club à Fraize, d’abord par la rive droite de la Meurthe jusqu’au Souche à Anould puis par la voire verte.

Elle a débuté avec un temps brumeux, mais, à peine arrivé à proximité de Saint-Leonard, le groupe a bénéficié d’un très bel ensoleillement.

Le groupe devant l’office de tourisme de Fraize

La semaine prochaine, les cyclotouristes prendront la direction de la vallée de la Fave. Rendez-vous pour les amateurs à 9 heure sur le parking de Territoire de Marques, rue Alphonse Matter.

Statines et maladies cardio-vasculaires en 14 questions

Lors de la conférence sur li’infarctus du 24 septembre, il a été question du traitement médicamenteux qui comporte une statine, molécule hypocholestérolémiante.

Nous reprenons sur notre site un article de l’Alliance du Cœur consacré à cette classe de molécules (mis à jour le vendredi 20 septembre 2019).

Malgré les différentes études et recommandations, le traitement par statines fait encore l’objet de fréquentes remises en question très largement relayées par les médias « grand public ». Ces polémiques conduisent des patients à douter voire à arrêter leur traitement.

Cet article vous aide à démêler le vrai du faux.

Ce texte a été élaboré par le « Cercle Cœur et Métabolismes » de la Société Française de Cardiologie.

1- L’INFARCTUS DU MYOCARDE ET L’ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL (AVC) REPRÉSENTENT UN RISQUE DE SANTÉ MAJEUR

VRAI

L’AVC et l’Infarctus restent la première cause de mortalité chez la femme et la deuxième chez l’homme. Les maladies cardiovasculaires sont responsables d’environ 180 000 décès par an et toucheraient plus de 3 millions de personnes en France.
Lorsqu’ils ne sont pas mortels, les accidents cardiovasculaires ont souvent des conséquences lourdes au quotidien.

  • L’infarctus du myocarde est la première cause d’insuffisance cardiaque chronique qui provoque essoufflement, prise de poids, œdèmes et fatigue.
  • 1/3 tiers des personnes ayant eu un infarctus du myocarde fait une dépression.
  • L’AVC est la première cause de handicap chez l’adulte et la deuxième cause de démence.

 

2- IL EXISTE DU BON ET DU MAUVAIS CHOLESTÉROL

VRAI

 

Le bon et le mauvais cholestérol et la formation des plaques d’athérome

Le cholestérol est une particule de graisse apportée pour un tiers par l’alimentation et, pour deux tiers, fabriquée par le foie. Il est indispensable à l’organisme à un taux même très faible pour :

  • Constituer les membranes des cellules de notre corps,
  • Développer certaines cellules du fœtus,
  • Intervenir dans la fabrication de la bile, de la graisse corporelle et dans la synthèse de la vitamine D.

Le cholestérol se déplace dans notre corps via la circulation sanguine, grâce à deux protéines en charge de le transporter :

  • Les LDL qu’on appelle le « mauvais » cholestérol : son accumulation dans la circulation contribue à la formation de plaques d’athérome qui, en s’accumulant ou en se rompant, peuvent rétrécir ou boucher des artères.
  • Les HDL qu’on appelle le « bon » cholestérol servent à nettoyer les excès de cholestérol. Leur présence en quantité importante contribuerait à diminuer le niveau de risque. En faible quantité, il s’agit classiquement d’un indicateur du risque cardiovasculaire. Aucune étude n’a cependant prouvé qu’en augmentant le taux de « bon cholestérol » on réduit le risque cardiovasculaire.

 

3- UN TAUX DE MAUVAIS CHOLESTÉROL IMPORTANT AUGMENTE LE RISQUE DE FAIRE UN ACCIDENT  CARDIO-VASCULAIRE

VRAI

L’infarctus est en général lié à la formation, à partir d’une plaque d’athérome, d’un caillot qui v obstruer une artère du cœur

 

L’excès de cholestérol contribue à la formation de plaques dans la paroi des artères (athérosclérose). Elles peuvent se rompre ou également finir par boucher les vaisseaux, ce qui augmente considérablement le risque d’accidents cardiovasculaires.

Ainsi plus le taux de LDL-cholestérol est élevé, plus le risque d’avoir un accident cardiovasculaire est important. A l’inverse, plus le taux de LDL-cholestérol diminue, plus le risque est bas, même s’il n’est pas très élevé au départ.

Ainsi, un médecin peut être amené à proposer un traitement diminuant un taux de mauvais cholestérol peu élevé parce le risque de faire un infarctus du myocarde est important en raison d’autres facteurs.

 

4- LE CHOLESTÉROL N’EST PAS LE SEUL FACTEUR DE RISQUE DE DÉVELOPPEMENT DES MALADIES CARDIOVASCULAIRES

VRAI

Il existe d’autres facteurs qui augmentent le risque d’accidents cardiovasculaires :

  • L’âge, le sexe, ou l’hérédité.
  • L’hypertension et le diabète sur lesquels on peut intervenir.
  • Des facteurs modifiables, car liés au mode de vie, en particulier le tabac mais aussi une mauvaise alimentation, l’obésité, le stress, la sédentarité.

La correction d’un seul facteur de risque diminue le risque d’accident cardiovasculaire de 20 à 40% dans les 5 ans.

 

5- UN TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX EST SYSTÉMATIQUE EN CAS DE TAUX ÉLEVÉ DE MAUVAIS CHOLESTÉROL

FAUX

Changer d’hygiène de vie est le premier moyen à utiliser pour faire baisser le taux de LDL-cholestérol élevé pour un patient qui n’a jamais eu d’accident cardiovasculaire (prévention primaire) : la reprise d’une activité physique régulière réduit d’un tiers le risque d’AVC.

Les statines sont proposées seulement lorsque l’augmentation du taux de LDL-cholestérol est liée à une maladie héréditaire ou que les mesures préventives pour faire baisser le taux de LDL-cholestérol sont insuffisantes, au bout de 3 à 6 mois. Elles peuvent être proposées également de manière assez large et selon les recommandations chez les patients diabétiques.

 

6- DANS CERTAINS CAS, LA DIMINUTION DU TAUX  DE LDL-CHOLESTÉROL NE PEUT ÊTRE OBTENUE QU’AVEC DES MÉDICAMENTS

70% des patients à risque cardiovasculaire élevé n’atteignent pas leurs objectifs de baisse de LDL-cholestérol, parce qu’ils ne parviennent pas à modifier leur hygiène de vie ou que ces modifications ne permettent pas de faire baisser suffisamment leur taux de LDL-cholestérol. Dans ces cas-là, ou après un accident cardiovasculaire (prévention secondaire), le traitement médicamenteux s’impose. Les statines ont très largement fait leurs preuves, grâce à un grand nombre d’études.

 

7- RIEN NE PROUVE QUE LES STATINES  SOIENT EFFICACES

FAUX

Les statines sont utilisées depuis plus de trente ans, ce qui permet d’avoir un recul important sur leur efficacité, d’autant que ce sont les médicaments qui ont fait l’objet du plus grand nombre d’études dans le monde : leurs effets ont été étudiés sur plus de 300 000 patients et sur des périodes de 5 à 10 ans.

 

8- LES STATINES PEUVENT AVOIR DES EFFETS INDÉSIRABLES OU SECONDAIRES

Comme tous médicaments, les traitements à base de statines peuvent avoir des effets indésirables ou secondaires, principalement des douleurs musculaires qui concernent, à des degrés divers, 10 à 25% des patients.
Les patients qui sont à la limite du diabète doivent également être surveillés. Les statines à fortes doses peuvent augmenter très légèrement le taux de sucre dans le sang et donc, chez ces patients, elles peuvent accélérer le passage vers un diabète.
Certains patients ressentent d’autres effets secondaires, mais les études tendent à montrer que les causes sont, le plus souvent, autres. Dans tous les cas, quand un patient ressent des effets secondaires après avoir commencé à prendre son traitement, il est important qu’il en informe son médecin ou son cardiologue afin d’identifier leurs causes et d’y remédier, qu’ils soient liés ou non à la prise de statines.

 

9- IL EXISTE D’AUTRES MÉDICAMENTS QUE LES STATINES POUR PRÉVENIR LES ACCIDENTS CARDIOVASCULAIRES

VRAI

Les mesures préventives après un accident cardiovasculaire reposent sur une stratégie globale incluant d’autres traitements que les statines, en fonction de chaque patient. Leur rôle, tout aussi important est différent : les antithrombotiques (antiagrégants plaquettaires, comme l’aspirine par exemple, ou, dans certains cas, anticoagulants) diminuent le risque de formation de caillots capables de boucher les artères. Il est souvent nécessaire de prescrire un traitement pour l’hypertension artérielle.

 

10- LES STATINES SONT PRESCRITES SYSTÉMATIQUEMENT APRÈS UN PREMIER INFARCTUS DU MYOCARDE OU APRÈS UN AVC

VRAI

Les statines sont indispensables lorsque le patient a déjà eu un accident cardiovasculaire (prévention secondaire) puisque l’on a démontré qu’elles diminuent le risque de récidive dans tous les cas, quel que soit le taux de cholestérol, c’est-à-dire même si le mauvais cholestérol ou LDL-cholestérol a pu antérieurement être jugé comme n’étant pas élevé.

 

11- LES TRAITEMENTS À BASE DE STATINES  SONT TOUS LES MÊMES

FAUX

Toutes les statines ne sont pas équivalentes. La décision de proposer des statines se fait au cas par cas. Le choix de la statine et de sa dose est adapté à chaque patient par le médecin, en fonction de nombreux facteurs :

  • Le niveau du taux de mauvais cholestérol,
  • Le profil du patient (âge, sexe, antécédents cardiaques…),
  • Le nombre de facteurs de risques (tabac, surpoids, hypertension…),
  • Les autres traitements,
  • L’efficacité du traitement chez le patient, qui est régulièrement contrôlée,
  • La présence ou non d’effets secondaires et leur ampleur.

 

12- EN CAS D’EFFETS INDÉSIRABLES OU SECONDAIRES, LA SEULE SOLUTION EST D’ARRÊTER LES STATINES

FAUX

Lorsque la prise de statines génère des effets indésirables, le médecin peut proposer différentes solutions en fonction de leur nature et de leur intensité : modification de la dose de statines, changement de molécule, essai d’autres médicaments, proposition d’un traitement complémentaire pour réduire les effets secondaires.

 

13- IL Y A UN RISQUE À ARRÊTER UN TRAITEMENT À BASE DE STATINES SANS AVIS MÉDICAL

VRAI

Il est essentiel de prendre régulièrement son traitement à la dose prescrite par le médecin. L’arrêt des statines conduit à une augmentation de 45% de la mortalité et de 15% des accidents cardiovasculaires, comparativement aux patients qui suivent strictement leur traitement. Un patient ne doit pas interrompre son traitement sans en avoir discuté avec son médecin ou son cardiologue.

 

14- LES STATINES COÛTENT CHER À LA SÉCURITÉ SOCIALE ET AUX PATIENT

FAUX

Les statines commercialisées en France sont toutes disponibles sous forme de médicaments génériques pour un coût moyen autour de 20 centimes/jour, ce qui est un coût faible par rapport à la plupart des autres médicaments.

 

Dossier médical de réadaptation cardiaque

En résumé 

  • 1.VRAI > L’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral (AVC) représentent un risque de santé majeur.
  • 2. VRAI > Il existe du bon et du mauvais cholestérol.
  • 3. VRAI > Un taux de mauvais cholestérol important augmente le risque de faire un accident cardio-vasculaire.
  • 4. VRAI > Le cholestérol n’est pas le seul facteur de risque de développement des maladies cardiovasculaires.
  • 5. FAUX > Un traitement médicamenteux est systématique en cas de taux élevé de mauvais cholestérol.
  • 6. VRAI > Dans certains cas, la diminution du taux de LDL-cholestérol ne peut être obtenue qu’avec des médicaments.
  • 7. FAUX > Rien ne prouve que les statines soient efficaces.
  • 8. VRAI > Les statines peuvent avoir des effets indésirables ou secondaires.
  • 9. VRAI > Il existe d’autres médicaments que les statines pour prévenir les accidents cardiovasculaires.
  • 10. VRAI > Les statines sont prescrites systématiquement après un premier infarctus du myocarde ou après un AVC.
  • 11. FAUX > Les traitements à base de statines sont tous les mêmes.
  • 12. FAUX > En cas d’effets indésirables ou secondaires, la seule solution est d’arrêter les statines.
  • 13. VRAI > Il y a un risque à arrêter un traitement à base de statines sans avis médical.
  • 14. FAUX > Les statines coûtent cher à la Sécurité Sociale et aux patients.

Cyclistes ou non participez au baromètre des villes cyclables 2019

Groupe de cyclistes près de la Vanne de Pierre lors de la Randonnée Urbaine en Vélo du 28 septembre 2019

La Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) a lancé récemment son baromètre des villes cyclables 2019 qui est relayé localement par l’Engrenage.

Comme l’indique la FUB, « le baromètre reflète la cyclabilité des villes françaises en créant de la « science cyclable » à partir de l’expression du ressenti des usagers du vélo. Cette seconde édition fournira des analyses comparatives fines sur l’évolution des différents indicateurs entre 2017 et 2019 au sein de votre ville ».

L’enquête est disponible jusqu’au 30 novembre sur barometre.parlons-velo.fr.

Nous vous invitons à y participer dès maintenant que vous soyez cycliste ou non. C’est l’occasion de dire comment vous vivez vos déplacements en vélo à Saint-Dié, ou pourquoi vous n’utilisez pas ce moyen de transport bon pour votre santé et pour celle de la planète.

Vous pouvez aussi inciter vos proches à participer afin qu’il y ait un maximum d’avis.

Photo du groupe avec en premier plan le vélo d'un membre du groupe

Devant « le renard et le corbeau » lors de la reconnaissance de la randonnée urbaine en vélo du 27 septembre 2018

Pour en savoir plus sur la FUB : https://www.fub.fr/

Revivre mieux après un infarctus grâce à la réadaptation

Un public attentif qui a longuement dialogué avec les conférenciers

La conférence organisée par le Club Cœur et Santé dans le cadre de la Semaine du Cœur ce mardi 24 septembre dans l’amphithéâtre du lycée Jules Ferry avait pour thème « L’infarctus, et après ».

Une pathologie fréquente

Cette maladie affecte chaque année plus de 110 00 personnes. C’est aussi la première cause de mortalité en France, avec 10 % des décès, mais elle représente plus d’un décès sur cinq entre 54 et 65 ans. Et, une fois sur cinq la maladie se révèle par un arrêt cardiaque.

Fort heureusement, grâce aux progrès médicaux et à une prise en charge plus précoce, le pronostic s’est nettement amélioré : ainsi la mortalité hospitalière qui était de 20% dans les années 80 et de 10% en 1995 est maintenant de 3-à 5 %, plus faible chez les hommes que chez les femmes. Problème : chez ces dernières année l’infarctus est en augmentation chez les moins de 55 ans.

L’infarctus augmente chez les femmes jeunes alors qu’il diminue chez les hommes et les femmes de 55 ans et plus et chez hommes quelle que soit la tranche d’âge

Les Dr Mariya Manova et Jean-Louis Bourdon ont basé leur propos autour de quatre questions :

  • pourquoi fait-on un infarctus ?
  • comment le reconnaître ?
  • quelle est sa prise en charge à la phase aiguë ?
  • que faire après ?

Pourquoi fait-on un infarctus ?

Certains facteurs vont favoriser la survenue d’une maladie cardiovasculaire.

Certains sont non modifiables :

  • L’âge (50 ans chez l’homme et 60 chez la femme),
  • Le sexe masculin,
  • L’hérédité (survenue précoce d’une maladie cardiovasculaire chez les parents : 50 ans chez le père et 60 ans chez la mère).

D’autres peuvent être contrôlés :

  • Le tabac (il n’y a pas de « petit » tabagisme : 4 cigarettes/j multiplient déjà par 3 le risque d’infarctus) et le cannabis, responsable d’infarctus chez des sujets jeunes,
  • L’hypertension artérielle,
  • Le diabète (qui entraîne une atteinte plus diffuse). Pour plus d’info voir l’article de 2017 : https://coeuretsante.deodatie.fr/2017/10/03/coeur-et-diabete-pour-une-meilleure-prevention/
  • L’hypercholestérolémie,
  • L’obésité,
  • La sédentarité,
  • Le stress,
  • La pollution atmosphérique,
  • L’association tabac-pilule.

Le mécanisme de survenue de l’infarctus est constitué par la formation d’un caillot qui va obstruer une coronaire et ainsi priver de sang une partie plus ou moins important du muscle cardiaque (voir schéma ci-dessous).

L’infarctus est en général lié à la formation, à partir d’une plaque d’athérome, d’un caillot qui va obstruer une artère du cœur

Comment reconnaître un infarctus ?

Le symptôme le plus fréquent est une douleur thoracique constrictive prolongée (plus de 20 minutes) qui peux irradier vers la mâchoire et les bras, en participer le gauche. Mais elle n’est pas toujours présente en particulier chez la femme. Les autres symptômes sont des troubles digestifs, des sueurs, un essoufflement, un malaise, une pâleur ou une fatigue inhabituelles…

Pour en savoir plus sur l’infarctus chez la femme voir notre article « Cœur de Femme » : https://coeuretsante.deodatie.fr/2017/03/09/la-soiree-debat-coeur-de-femme/ et le diaporama de cette soirée : Diaporama Cœur de femme 8 mars 2017

Quelle est la prise en charge ?

En cas de suspicion d’infarctus, il faut immédiatement faire le 15.

Cela permet une prise en charge précoce par le SAMU avec la réalisation d’un électrocardiogramme permettant de confirmer ou non le diagnostic, l’administration des premiers traitements, la surveillance du rythme cardiaque (avec réalisation d’un choc électrique en cas de survenue d’une fibrillation ventriculaire et, selon le type d’infarctus, le transfert vers un centre spécialisé avec réalisation d’une coronarographie dès les premières heures ou dans les 24 à 36 heures…

En effet, cet examen permet de faire le bilan des lésions des artères coronaires (celles qui vascularisent le cœur) et de réaliser une dilatation avec mise en place, si nécessaire, d’un stent.

La coronarographie est l’examen clé de la prise en charge de l’infarctus. Elle permet de désobstruer l’artère responsable.

Après cet examen un traitement médicamenteux est indispensable. Il repose sur la prise d’au moins 5 médicaments : un béta-bloquant (il alentit le cœur, fait baisser la tension et a un effet anti-arythmique), de l’aspirine associée à un autre anti-plaquettaire (ils évitent la formation d’un nouveau caillot dans une coronaire), une statine (il fait baisser le « mauvais »cholestérol) et un inhibiteur de l’enzyme de conversion (a un effet anti-hypertenseur et empêche la dilatation du ventricule gauche) en plus de ceux nécessaires au contrôle d’un diabète ou d’un hypertension…

Il convient aussi de modifier son mode vie : arrêt du tabac, alimentation équilibrée et activité physique.

Que faire après un infarctus ? La réadaptation cardiaque

L’objectif est mettre tout en oeuvre pour « pour influencer favorablement le processus évolutif de la maladie cardiovasculaire et pour assurer au patient les meilleures conditions physiques, mentales et sociales, afin de préserver ou de retrouver une place aussi normale que possible dans la société ». 

Telle est la définition par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) de la réadaptation.

Elle comporte 3 phases :

  • Phase 1 : hospitalière, elle a lieu juste après le début de la prise en charge,
  • Phase 2 : soit ambulatoire, soit hospitalière est mise en oeuvre après la phase aiguë de la maladie
  • Phase 3 : non médicalisée, pour toute la vie : éventuellement dans un Club Cœur et Santé… associée à un nouveau mode de vie.

Selon les recommandations de l’OMS et des sociétés nationales et internationales de cardiologie elle devrait être proposée à toute personne ayant fait un problème coronarien. A elle seule, elle fait baisser de près de moitié le risque de récidive (- 46 %) et de 39 % de la mortalité cardiovasculaire.

Et, au delà de ces chiffres, l’on constate même qu’après la réadaptation les capacités sont en général supérieures à ce qu’elles étaient avant l’accident cardiaque et que la majorité des personnes qui travaillent vont reprendre leur activité professionnelle.

Cependant, malgré ces bénéfices considérables, en France, moins d’une personne sur deux bénéficie d’une réadaptation après un infarctus. Les raisons sont multiples, en particulier l’éloignement d’un centre de réadaptation.

Mais à Saint-Dié, nous n’avons ce problème puisque notre hôpital dispose d’un tel service. L’année dernière, 125 personnes ont été accueillies pour une vingtaine de séances, à raison de trois par semaine, pour un programme de phase 3 par l’équipe pluridisciplinaire qui prend en charge les différents aspects de la réadaptation : cardiologues, diabétologues, kinésithérapeutes, infirmières, diététiciennes, coach sportif, tabacologues, psychologue, voire pneumologue…

La réadaptation cardiaque au Centre hospitalier de Saint-Dié

Outre le ré-entraînement à l’effort avec gymnastique et exercices sur vélo ou tapis roulant, il est mis en place des séances d’éducation thérapeutique qui permettent de mieux connaître la maladie et les traitements (qui sont optimisés durant les séances).

Lors de ce programme, les personnes vont également rencontrer des membres du club Cœur et Santé qui sont pour la plupart « passés » par le service et qui vont leur faire part de leur expérience et leur présenter les activités du club. Car, après cette phase 2, il est important de passer à la phase 3, soit de façon individuelle soit en groupe, en particulier au sein du club de Saint-Dié.

Marche du 13 octobre 2019 par un temps quasi estival pour le Club Cœur et Santé

Photo des participants

Température agréable, participants et soleil radieux

Une trentaine de marcheurs ont profité de ce bel après-midi d’octobre pour effectuer au départ du parking du cimetière militaire de Saulcy-sur-Meurthe, un des deux itinéraires qui leur étaient proposé. Soit  le parcours à allure modérée de 6 km avec comme accompagnatrice Denise Dombrat, soit le circuit de 9 km  sous la conduite de Michel Antoine.

Les parcours, essentiellement constitués de chemins forestiers et de passage en prairie avec peu de dénivelé ne présentaient pas de difficultés particulières et offrait, par endroit, de belles vues à 360°.

Photo des marcheurs en prairie

Le plaisir de marcher sur un tapis herbeux

Les marcheurs sur un sentier forestier

D’un bon pas sur une partie du circuit bien agréable et lumineuse

Parcours historique aussi,  puisque deux  arrêts étaient prévus.

Un  à la stèle érigée route de Fouchifol au carrefour de la Planchette  en hommage à deux résistants F.F.I de Plainfaing martyrisés puis pendus  et l’autre au cimetière militaire de Saulcy-sur-Meurthe particulièrement marqué à la sépulture N° 1405 où, de 2004 à 2006, des recherches ont permis d’identifier l’inconnu de cet emplacement avec comme seul indice les inscriptions portées sur  son alliance.

La stèle, route de Fouchifol au carrefour de la Planchette

photo au cimetière militaire

Les commentaires vont bon train à l’emplacement de la tombe N°1405

Cette superbe randonnée se termine en bonne ambiance avec  le soleil baissant à l’horizon et une douceur automnale bien agréable. Que du bonheur !

Prochaine marche le dimanche 3 novembre.