Les cyclos du Club Cœur et Santé toujours en selle

Photo des cyclistes près de l'office de tourisme de Fraize

Le groupe fait une pause près de l’office de tourisme de Fraize

Plus que les autres activités du Club Cœur et Santé, la pratique du vélo de route par des cardiaques est dépendante des conditions météorologiques.

Si les sorties de marches et celles de marche nordique se poursuivent, sauf exception, tout l’hiver, celles des cyclistes connaissent une interruption durant les mois les plus froids de l’année.

Force est de reconnaître que cette saison d’automne, comme celle de l’an dernier, est favorable aux deux roues. Certes, il faut s’habiller en conséquence, mais rien n’empêche un cardiaque de faire ‘ »prendre l’air » à sa bicyclette.

Une aprtie du groupe sur la voie verte entre Anould et Fraize

Sur la voie verte entre Anould et Fraize

La dernière sortie du jeudi 8 novembre, qui s’est déroulée sous le soleil et sans vent, a été des plus agréables. Elle a conduit les participants de Saint-Dié vers Fraize avec un circuit tracé en grande partie sur la voie verte de la vallée de la Haute Meurthe.

Et les couleurs des arbres s’harmonisent maintenant avec celles des gilets fluo jaunes et orangés des cyclistes.

Feuilles jaunes sur la voie verte

Les feuilles mortes recouvrent la voie verte, sans que le vent du nord ne les emporte, comme dans la chanson d’Yves Montand

Le tabac chauffé : porte d’entrée plutôt que porte de sortie du tabagisme 

Dessin, non à la cigarette

Dans le cadre de « Moi(s) sans tabac », le Club Cœur et Santé de Saint-Dié vous propose une série d’articles.

Celui de ce jour est consacré au tabac chauffé un produit lancé par une firme de cigarettes.

Les données épidémiologiques disponibles sur le sujet montrent que le tabac chauffé est plus une porte d’entrée qu’une porte de sortie du tabagisme : une étude italienne montre que 45% des consommateurs d’IQOS® sont des non-fumeurs alors que seuls 7% des utilisateurs ne fument plus de cigarettes traditionnelles. Une vaste étude japonaise rapporte que 20% des utilisateurs d’IQOS® sont des non-fumeurs alors que seuls 11% des utilisateurs ne fument plus de cigarettes traditionnelles. Le tabac chauffé apparaît ainsi, sur les rares données indépendantes disponibles, le plus souvent comme un produit d’entrée en tabagie, que comme un produit de sortie du tabac. D’ailleurs, la grande majorité des consommateurs utilise à la fois tabac traditionnel et tabac chauffé, donc sans aucune réduction des risques à attendre.

Qu’est-ce que l’IQOS?

Voici ce qu’en dit Tabastop : « ce nouveau produit imaginé par Philip Morris se présente sous la forme d’un stylo dans lequel on introduit une cigarette filtre « raccourcie » qui, en chauffant, va produire de la vapeur. Il s’agit donc d’une forme de cigarette électronique qui contient du tabac. Il n’y a pas de dégagement de fumée et donc, pas de goudron ni de monoxyde de carbone. Philip Morris fait donc croire qu’elle est « plus saine ».

Mais en ce qui concerne les autres substances cancérigènes présentes dans le tabac, on reste actuellement dans le flou total ».

De plus, « avec l’IQOS la nicotine atteint très rapidement le cerveau, ce qui rend cette cigarette donc particulièrement addictive« .

Source : https://www.tabacstop.be/nouvelles/iqos-la-nouvelle-cigarette-lectronique-de-philip-morris

 

Pour plus d’informations : lire le document publié en mai 2018 par l’Alliance contre le tabac :

https://www.fedecardio.org/sites/default/files/image_article/2018-06-Avis-Alliance-HNB-actualisation-2018-mai2018.pdf

Le programme national de réduction du tabagisme

Dessin illustrant le tabagisme passif

Dans le cadre de « Moi(s) sans tabac », le Club Cœur et Santé de Saint-Dié vous propose une série d’articles.

Celui de ce jour est consacré au programme national de réduction du tabagisme.

Mieux protéger les jeunes

4 mesures principales ont été mises en place pour mieux protéger les jeunes du tabagisme :

  • la mise en place du paquet neutre,
  • l’interdiction des arômes,
  • Les hausses de prix,
  • Le fait d’étendre les lieux sans tabac,

Mieux aider les fumeurs à aller vers l’arrêt du tabac

Désormais infirmiers, masseurs/kiné, chirurgien dentistes, médecins du travail, sages-femmes peuvent prescrire des substituts nicotiniques.  Depuis 2007, les substituts nicotiniques sont pris en charge dans le cadre d’un forfait annuel, à hauteur de 150 € par an.

Depuis 2018, certains de ces traitements (des gommes à mâcher et des patchs ) ne sont plus pris en charge dans le forfait car ils sont désormais remboursables à 65 %, comme n’importe quel médicament. Les complémentaires santé prennent en charge le ticket modérateur de ces médicaments. Cette prise en charge permet de supprimer l’avance de frais chez le pharmacien, nécessaire dans le cadre du forfait, et d’avoir le même tarif dans toutes les pharmacies pour ces traitements.

Pour les autres produits de substitution nicotinique pas encore pris en charge par l’Assurance maladie le forfait de 150 € par année civile reste en place jusqu’à fin 2018

Par ailleurs un autre produit médicamenteux d’aide au sevrage, utilisé en deuxième intention (varénicline) est remboursé à 65% depuis avril 2017.

Le 1er janvier 2017 a été créé un fonds de lutte contre le tabac qui est déjà abondé, dès 2018, par le prélèvement d’une contribution sociale sur le chiffre d’affaires des distributeurs de tabac. Il permettra de financer des actions de lutte contre le tabac et la recherche.1

Action européenne et internationale

Un dispositif européen de traçabilité des produits du tabac sera mis en place dès 2019.1

Perspectives

Si, au travers des résultats récents d’Escapad et du Baromètre santé, de premières inflexions positives commencent à être observées, seule la poursuite de l’effort engagé permettra de changer la situation en profondeur dans notre pays. Plus que jamais, la lutte, contre le tabac reste une priorité majeure de santé publique en France. Inscrite dans la stratégie nationale de santé, la lutte contre le tabac se traduira par la publication en 2018 d’un PNRT- 2 (Programme National de Réduction du Tabagisme), qui proposera de nouvelles perspectives d’actions pour les années à venir. 1

Arrêt du tabac en lien avec le Mois sans tabac

Près d’un fumeur quotidien sur six (15,9%) a déclaré avoir fait une tentative d’arrêt au dernier trimestre 2016. Environ la moitié des individus ayant fait une tentative d’arrêt au dernier trimestre 2016 ont utilisé une aide extérieure (47,7%).1

Aides utilisées au dernier trimestre 2016

Cette proportion était plus élevée parmi ceux déclarant que leur tentative était liée à Mois sans tabac (67,1%) que chez les autres (43,3%). Les principales aides utilisées étaient la cigarette électronique (26,9%) et les substituts nicotiniques (18,3%). Environ un fumeur sur dix ayant fait une tentative d’arrêt a eu recours à un médecin ou un autre professionnel de santé (10,4%) ou a consulté le site Tabac info service (9,1%). Les autres aides utilisées concernent moins de 5% des répondants.1

Source : Fédération Française de Cardiologie

1 : http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2018/BEH-n-14-15-2018

2 : http://www.santepubliquefrance.fr/Accueil-Presse/Tous-les-communiques/31-mai-baisse-historique-du-tabagisme-en-France

Journées nationales des Clubs Cœur et Santé le vendredi 16 et le samedi 17 novembre

Photo de la salle et des participants

La journée des clubs 2017

Le vendredi 16 et le samedi 17 novembre 2018 auront lieu à Paris les Journées nationales des Clubs Cœur et Santé.

Jusqu’à présent organisée chaque année sur une journée par la Fédération Française de Cardiologie (FFC), cette manifestation aura lieu pour la première fois sur deux jours en 2018, afin d’offrir plus de temps aux échanges avec  les clubs.

Il s’agit de journées d’information sur la vie de la FFC : bilan des actions de l’année écoulée et présentation de celles à venir, présentation des orientations budgétaires…

Mais c’est aussi un moment d’échanges entre le national et les acteurs de terrain que sont les responsables des Club Cœur et Santé. Et aussi l’occasion pour les clubs de partager leurs expériences et leurs actions auprès du public (enfants et adultes).

L’après-midi du 16 novembre sera consacré exclusivement aux régions et aux Clubs Cœur et Santé, avec trois sessions d’ateliers thématiques.

Ils auront pour thèmes :

  • Atelier A : « la base Cardio’Régions, un outil pour les Associations et les Clubs ». Cette base permettra aux clubs de gérer en
    temps réel leurs adhérents ainsi que l’animation de leur vie associative ;
  • Atelier B : « les activités des Clubs Cœur et Santé » : les activités physiques et complémentaires sont au cœur de notre dispositif. L’atelier permettra de mettre en exergue les clés de réussite pour proposer des activités de qualité aux plus de 16 000 adhérents des clubs ;
  • Atelier C : « l’organisation des Clubs Cœur et Santé ». La bonne organisation des Clubs Cœur et Santé est une priorité pour permettre à la FFC de faire rayonner plus encore ses missions sociales. C’est aussi un gage d’efficacité et de cohésion associative. L’atelier permettra de donner des repères dans l’organisation des actions.

Le samedi 17 novembre sera riche en thèmes abordés, avec comme thème général « La FFC aujourd’hui et demain »

Seront abordés le matin :

  • Les gestes qui sauvent : actualités ;
  • Une communication au service de la prévention ;
  • 2018 : la croissance exponentielle des Parcours du Cœur ;
  • Période de questions ;
  • Dons et legs : confiance et réalités économiques ;
  • La recherche : de grandes ambitions tournées vers l’avenir !

L’après-midi sera consacrée à « Sport santé chez l’enfant »

En 2017, 4 Déodatiens faisaient partie de la vingtaine de représentants de l’Association Lorraine de Cardiologie qui avaient fait le déplacement à Paris. Cette année encore, le club de Saint-Dié sera représenté par 4 personnes.

 

Une vidéo vous montre que faire quand une personne s’effondre devant vous

En attendant la formation du jeudi 22 novembre, nous vos proposons deux petites vidéos.

La première d’une durée de 40 secondes a été réalisée par la Fédération Française de Cardiologie.

 

 

La deuxième réalisée par la British Heart Foundation reprend le succès « Staying alive » créé par les Bee Gees en 1977.

Avec 103 beats par minute, cette chanson atteint une fréquence très proche de celle recommandée pour un massage cardiaque d’urgence qui est de 100 à 120 massages par minute.

 

Les chiffres du tabagisme

Dessin d'une cigarette écrasée

Dans le cadre de « Moi(s) sans tabac », le Club Cœur et Santé de Saint-Dié vous propose une série d’articles.

Celui de ce jour est consacré au chiffres du tabagisme.

1 million de fumeurs en moins en 2017

Le tabac est la première cause de mortalité évitable avec 73 000 décès attribuables au tabac en 2013 et un coût social estimé à 120 milliards d’euros en 2010 en France.1

Une baisse historique du nombre de fumeurs

En 2017, 31,9% des personnes de 18-75 ans interrogées ont déclaré qu’elles fumaient au moins occasionnellement et 26,9% quotidiennement. C’est une baisse de respectivement 3,2 et 2,5 points par rapport à 2016.1

En 2017, les ex-fumeurs représentaient quant à eux 31,1% des 18-75 ans (34,7% des hommes et 27,7% des femmes) et les personnes n’ayant jamais fumé 37,1% (30,2% des hommes et 43,6% des femmes).1 La part des personnes n’ayant jamais fumé était quant à elle en augmentation (de 34,3% à 37,1%). Enfin, la part d’ex-fumeurs était stable par rapport à 2016.1

La quantité de tabac fumé

En 2017, les fumeurs quotidiens consommaient en moyenne 13,3 cigarettes (ou équivalent) par jour, les hommes 14,2 et les femmes 12,2. Cette quantité apparaît en très légère baisse par rapport au niveau de consommation de 2010. 1

Les tentatives d’arrêts de fumer

Parmi les fumeurs quotidiens, 26,3% avaient fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine dans l’année, proportion en hausse par rapport à 2016 (24,0%).1

Des disparités régionales importantes

Par ailleurs, les données du Baromètre santé 2017, soulignent de fortes disparités régionales : l’Ile-de-France et les Pays-de Loire sont les régions où l’on fume le moins en 2017 avec des prévalences respectives de 21,3% et de 23%. A l’inverse, dans quatre régions les prévalences étaient plus élevées que dans le reste de la métropole : PACA (32,1%), Hauts-de-France (30,5%), Occitanie (30,3%) et Grand Est (30,1%).2

La fin de la disparité liée aux revenus

Autre fait marquant, le tabagisme quotidien diminue également chez les fumeurs les plus défavorisés : passant de 39% en 2016 à 34% en 2017 parmi les personnes à bas revenus et de 50% à 44% parmi les personnes au chômage.2 En conséquence, pour la première fois depuis le début des années 2000, les inégalités sociales en matière de tabagisme cessent de croître. C’est l’un des objectifs du Programme National de Réduction du Tabagisme initié en 2014.1

Le tabac à l’adolescence

En 2017, 6 adolescents de 17 ans sur 10 (59,0%) ont déclaré avoir déjà fumé au moins une cigarette au cours de leur vie. Ce niveau est en nette baisse par rapport à 2014 et largement en deçà de celui mesuré au début des années 2000 (77,6%). De même, le tabagisme quotidien se révèle en très nette diminution, avec 1 jeune adolescent sur 4 (25,1%) concerné. L’usage de la chicha suit la même tendance, 1 jeune sur 2 (49,9%) l’ayant déjà expérimentée en 2017. Dans ce contexte de moindre consommation, une part importante des jeunes déclarent à 17 ans encore être exposée à la fumée de tabac, 24,0% à la maison et 62,9% devant leur établissement scolaire. Par ailleurs, malgré l’interdiction de vente aux mineurs, les adolescents n’ont aucune difficulté à acheter leurs cigarettes chez un buraliste, 94,5% des fumeurs quotidiens le faisant régulièrement. La très grande majorité de ceux qui en ont acheté déclarent n’avoir en outre jamais eu besoin de justifier de leur âge (68,4%).1
L’adolescence reste la période privilégiée de l’initiation au tabac, et la fin de l’adolescence celle des premières consommations régulières. La lutte contre le tabagisme des jeunes est donc un enjeu majeur de santé publique toujours très actuel en France. Les dernières enquêtes scolaires HBSC (Health Behaviour in School-aged Children), réalisée en 2014 parmi les collégiens, et Espad (European School survey Project on Alcohol and other Drugs), effectuée en 2015 auprès des lycéens, avaient montré une baisse marquée des consommations de tabac, même si la France se maintenait dans le premier tiers des pays européens du point de vue de l’usage quotidien de tabac à 16 ans.1

Ainsi, entre 2011 et 2015, en population lycéenne, l’expérimentation et l’usage quotidien étaient en recul respectivement de 7 points et de 8 points. L’enquête Escapad 2017 confirme cette tendance avec, en 2017, les plus faibles niveaux d’usage jamais observés depuis 2000. Le recul du tabagisme chez les adolescents est un phénomène aussi observé au niveau européen. Cela pourrait signifier un processus de dénormalisation du tabac.
Les adolescents interrogés dans cette dernière enquête, majoritairement nés en 1999, appartiennent à une génération qui avait entre 9 et 10 ans au moment de la loi HPST en 2009 qui a étendu l’interdiction de vente de tabac à l’ensemble des mineurs. Ils ont donc vécu leur période d’adolescence dans un contexte où l’interdiction pouvait sembler normale, contrairement à leurs aînés ayant connu un contexte plus permissif. Les représentations semblent également de plus en plus négatives dans les nouvelles générations.1

Sources : Fédération Française de cardiologie.

1 : http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2018/BEH-n-14-15-2018

2 : http://www.santepubliquefrance.fr/Accueil-Presse/Tous-les-communiques/31-mai-baisse-historique-du-tabagisme-en-France

Mois sans tabac, commence aujourd’hui

#MoisSansTabac, c’est un défi collectif qui propose à tous les fumeurs d’arrêter pendant un mois avec le soutien de leurs proches.

Pour se préparer au mieux !

Pour mettre toutes les chances de votre côté, préparez-vous en contactant un tabacologue ou un professionnel de santé qui définira avec vous la stratégie d’arrêt la mieux adaptée.

Le tabagisme enjeu majeur de santé

En France, le tabac est responsable chaque année de plus de 70 000 décès et représente la première cause de mortalité évitable. Le Ministère des Affaires sociales et de la Santé et Santé publique France, en partenariat avec l’Assurance Maladie, ont lancé depuis 2016 l’opération : « Moi(s) sans tabac ». Du 1er au 30 novembre les fumeurs sont invités à arrêter le tabac et les non-fumeurs à les encourager.

Pour cette année, à la date du 31 octobre, près de  200 000 personnes se sont déjà engagées dans l’opération d’après le site de Tabac Info Service.

Des outils pour vous aider

Vous trouverez sur le site de ce dernier des outils pour vous aider à mener à bien votre arrêt de la cigarette : http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/.

S’inscrire à #MoisSansTabac vous permettra gratuitement:

– De profiter des outils du Kit d’aide à l’arrêt et la valise du participant.

– D’avoir un accompagnement par mail pour vous préparer et vous aider tout au long du mois.

– Et de mettre toutes les chances de votre côté grâce

  • aux conseils de tabacologues au 39 89 (service gratuit + coût de l’appel, du lundi au samedi de 8 h à 20 h),
  • à l’appli e-coaching
  • et à la communauté Facebook.

N’hésitez pas à consulter les professionnels de santé et en particulier votre médecin traitant.

Vous pouvez aussi des informations sur le site de la Fédération Française de Cardiologie : https://www.fedecardio.org/categories/je-dis-non-au-tabac

Prévention de l’AVC avec son smartphone ?

photo d'un smartphone

La fibrillation auriculaire (FA) est avec les lésions athéromateuses carotidiennes l’une des principales causes d’accident vasculaire cérébral (AVC). Mais elle n’est pas toujours ressentie par les personnes qui en sont porteuses. D’où l’intérêt de la dépister avant un éventuel accident neurologique.

Nous avons mis en ligne récemment un article mettant en avant la prise régulière du pouls dans le dépistage de cette anomalie rythmique : https://coeuretsante.deodatie.fr/2018/10/11/prendre-son-pouls-regulierement-pour-eviter-un-avc/.

Mais une technique plus « branchée » existe.

D’après une étude publiée l’an dernier dans la revue cardiologique américaine Circulation par une équipe de chercheurs britanniques de Swansea, le dépistage de la fibrillation auriculaire au moyen d’un dispositif  branché à un smartphone serait plus efficace que le suivi médical de routine habituel.

Qu’est que la fibrillation auriculaire ?

Dans son fonctionnement normal le cœur bat régulièrement. Les oreillettes chargées de remplir les ventricules se contractent juste avant eux. Chacune de ces contractions donne lieu à un signal électrique que l’électrocardiogramme (ECG) permet d’enregistrer.

Et l’on observe une succession régulière de signaux électriques, celui des oreillettes de plus faible amplitude précédant celui des ventricules. En cas de FA les oreillettes battent très rapidement mais l’influx électrique est transmis partiellement et irrégulièrement aux ventricules.

 

Tracé ECG normal et d'une fibrillation auriculaire

 

L’étude des cardiologues de Swansea

Une population de 1 001 personnes de plus de 65 ans et à risque d’AVC a bénéficié sur une période d’une année d’un dispositif permettant d’enregistrer un ECG au niveau des doigts deux fois par semaine et de le faire analyser à distance.

Cette technique a permis de dépister près de 4 fois plus de FA (19 contre 5 dans le groupe « témoin »).

Les auteur on calculé que le dispositif développé par la société américaine AliveCor Kardia était économiquement rentable puisqu’il fait économiser 9.066 euros pour chaque FA diagnostiquée.

 

 

 

Vaccination contre la grippe, c’est le moment !

Photo d'un badge portant la mention : la grippe, je suis vacciné(e) et vous ?

Source : L’Humanité, 6 octobre 2017

La grippe est une infection due à des virus de la famille Influenza qui touche plusieurs millions de personnes chaque année en France.

La maladie peut donner des formes plus ou moins sévères. Les hospitalisations et les décès surviennent principalement dans les groupes à haut risque. Au niveau mondial, d’après les données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ces épidémies annuelles sont responsables de 3 à 5 millions de cas graves et de 250 000 à 500 000 décès (source OMS, article en français : http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/influenza-(seasonal).

La plupart des décès associés à la grippe dans les pays industrialisés surviennent parmi les personnes âgées de 65 ans ou plus.

Les formes graves concernent plus particulièrement certaines tranches de la population :

  • les personnes âgées de plus de 65 ans,
  • celles porteuses d’une maladie cardiovasculaire :
    • insuffisance cardiaque (*),
    • pathologie coronarienne : infarctus, pontage et angine de poitrine,
    • accident vasculaire cérébral,
  • celles atteintes d’autres maladies chroniques :
    • pathologies respiratoires (*) : bronchite chronique, emphysème, mucoviscidose…
    • diabète, obésité,
    • insuffisance rénale chronique (*),
  • celles présentant des troubles de l’immunité (*),
  • celles séjournant dans des établissements de soins et d’hébergement,
  • et les femmes enceintes dont la vaccination protège également le nourrisson lors des premiers mois de vie.

A l’heure actuelle, il n’y a pas encore de vaccin qui permettrait en un seule injection d’être immunisé définitivement contre toutes les souches du virus, comme s’est le cas avec d’autres maladies telle que la poliomyélite, et il faut se faire vacciner chaque année avec un nouveau vaccin qui tient compte des souches de virus en circulation déterminées par l’OMS.

L’intérêt de la vaccination est

  • de réduire le risque d’être contaminé soi même par la grippe,
  • de réduire la contamination de ses proches et pour les professionnels soignants celles des personnes dont ils ont la charge,
  • de réduire le risque de faire des formes graves de la grippe.

Si elle ne supprime pas totalement le risque d’être victime de la grippe, la vaccination est le moyen le plus efficace de protéger les populations les plus sensibles à la maladie. Elle réduit le risque de complications graves ou de décès.

Contrairement à certaines idées reçues, le vaccin ne peut pas donner la maladie car on injecte seulement une partie du virus inactivé.

Par contre, il n’empêche pas d’être victime d’un autre type de virus pouvant donner des symptômes comparables à ceux de la grippe.

 

(*) : Pour ces personnes, une vaccination anti-pneumococcique est également recommandée tous les 5 ans. Elle peut se faire à n’importe quel moment de l’année.

Retrouvez d’autre articles sur ce thème :

https://coeuretsante.deodatie.fr/2018/03/02/la-grippe-augmente-le-risque-dinfarctus-du-myocarde/

https://coeuretsante.deodatie.fr/2017/01/17/evenements-cardiaques-et-meteo/

Marche nordique vers le Fort Saint-Jean, vestige de la guerre de 14-18

Photo du groupe

Le groupe profite du soleil sur les hauteurs du hameau de La Culotte le 5 novembre

Après la marche en ville du 23 septembre, puis la marche à la Nécropole de la Fontenelle du 14 octobre, une nouvelle activité a eu lieu sur le thème de la première guerre mondiale : la sortie de marche nordique du 5 novembre est partie du Col de la Crénée pour se rendre au fort Saint-Jean.

Ce vestige militaire fort bien conservé se trouve entre Saint-Dié et Saint-Jean d’Ormont, à proximité du col des Raids et en face de la Côte 627 de la Fontenelle située sur l’autre versant de la vallée du Hure.

Vu des marcheurs au dessus du fort

Au fort Saint-Jean, le groupe a retrouvé deux membres du Club Vosgien qui réalisaient des travaux d’entretien

Outre cet aspect historique, cette nouvelle sortie s’est déroulée par un temps quasi estival et a permis à la quarantaine de marcheurs de profiter du soleil et de la forêt parée de ses magnifiques couleurs d’automne.

Arbres photographiés à contre-jour

Soleil couchant et couleurs d’automne