Archive - février 2019

Dimanche 7 avril 2019 : Parcours du Cœur au départ de La Bolle

Affiche des Parcours du Cœur avec une chaussure de sport dont les lacets dessinent un cœur

Le Club Cœur et Santé organisera le dimanche 7 avril son édition 2019 du Parcours du Cœur au départ de la Maison de Quartier de La Bolle, située 18 chemin de Grandrupt.

La journée sera patronnée par le champion de VTT Rémi Thirion.

Photo de Rémi Thirion

L’édition 2019 est parrainée par le champion de VTT Rémi Thirion

Cette année, deux types d’activités seront proposés : la marche et le vélo (VTT et vélo sur route).

Il y aura deux circuits de marche avec départ libre :

  • un petit circuit (7 km) avec départ entre 8 h et 15 h,
  • un grand circuit (11,5 km) avec départ entre 8 h et 13 h

Plan des deux circuits de marche et du circuit de VTT

Pour les cyclistes, deux circuits seront proposé avec des départs groupés :

  • à 9 heures 30 : circuit VTT d’une quinzaine de kilomètres dans le massif du Kemberg en compagnie du champion de VTT Rémi Thirion, réservé aux VTTites confirmés,
  • à 10 heures 30 : circuit sur route de 18 kilomètres en direction de Taintrux, sans difficulté, ouverte à tout type de vélo, compris ceux à assistance électrique.

Rappelons que toutes ces activités se font sans aucun esprit de compétition.

Carte du circuit vélo

Au départ chacun peut faire contrôler

  • sa glycémie par un médecin ou une infirmière du service de diabétologie de l’hôpital,
  • et sa tension artérielle par un médecin ou une infirmière du Club Cœur et Santé.

Les participants trouveront aussi des informations sur les maladies cardiovasculaires et leur prévention. Les brochures de la Fédération Française de Cardiologie seront disponibles gratuitement, en particulier « Les As du cœur » pour prendre soin de son cœur en famille au quotidien et les cartes de poche « Arrêt cardiaque ».

Il y aura également des démonstrations sur les gestes qui sauvent et sur l’utilisation du défibrillateur.

Enfin, sera présentée l’exposition réalisée en 2018 à l’occasion des 40 ans du Club Cœur et Santé.

Marcheurs lors des conrôles de leu glycémie et de leur tension artérielle

Contrôle de la glycémie et de la tension artérielle lors du Parcours du Cœur 2018

Participation : 2 € au profit de la Fédération Française de Cardiologie.

Au départ, chaque participant recevra gratuitement un gobelet en plastique « Ecocup » offert par la Fédération Française de Cardiologie.

Plusieurs postes de contrôle seront situés sur les parcours où les participants trouveront de l’eau, mais il est recommandé à chacun de prendre une bouteille d’eau afin de s’hydrater régulièrement durant la marche ou la pratique du vélo.

Le tabagisme dans la Région Grand Est : données globales

La cigarette, ça brise le cœur : un message de Santé Canada avec un cœur victime d'un infarctus

La cigarette, ça brise le cœur ! Un message de Santé Canada

Les dernières données du tabagisme des 18 à 75 ans, datant de 2017, ont publiées le 29 janvier 2019 dans le Bulletin de Santé Public Grand Est (BSP). Elles montrent que la population de notre région figure parmi celles où l’on fume le plus.

On trouve aussi dans le BSP des informations sur les jeunes de 17 ans et les femmes enceintes ainsi que des statistiques sur les principales maladies liées au tabac : cancer du poumon, bronchite chronique et maladies cardiovasculaires.

Dans ce premier article nous présentons les données globales sur le tabagisme.

La région Grand est l’une de celles ont l’on fume le plus

En 2017, notre région comptait 1,2 millions de fumeurs quotidiens âgés de 18 à 75 ans (soit 30,1 % de fumeurs quotidiens). C’est un peu moins qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur (32,2 %), Hauts-de-France (30,5 %) et Occitanie (30,3 %), mais nettement plus qu’en Île de France (21,3%).

Carte du tabagisme en France selon les régions

Carte du tabagisme en France selon les régions

Près des trois-quarts (74,7 %) des fumeurs quotidiens du Grand Est consomment plus de 10 cigarettes/jour), contre les deux-tiers au niveau national (66,8 %).

Conséquence de ces habitudes, le Grand Est présente une incidence et une mortalité élevées pour le cancer du poumon, la broncho-pneumopathie chronique obstructive et les cardiopathies ischémiques) avec de fortes disparités entre les départements ; la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et les Ardennes présentant les situations les plus préoccupantes.

Evolution entre 2000 et 2017

Les variations ne sont pas les mêmes chez les hommes et chez les femmes. Pour ces dernières, après une baisse nette en 2016 (6,5 % de fumeuses en moins) on constate une hausse de 5,2 % en 2017 avec le même pourcentage de fumeuses qu’en 2000. Chez les hommes. les tendances sont inverses ces dernières années, mais on constat une baisse des fumeurs depuis 2000.

Le tabagisme des jeunes de 17 ans dans le Grand Est : des données encourageantes à première vue

En 2017, on comptait 25,1 % de fumeurs chez les jeunes Français de 17 ans avec des taux variant de 18,9 % en île-de-France à 31,0 % en Bretagne. Le chiffre pour le Grand Est est de 23,5 %.

Pourcentage de fumeurs quotidiens à 17 ans : carte des régions

Pourcentage de fumeurs quotidiens à 17 ans

Mais les jeunes de 17 ans du Grand Est sont de « gros » fumeurs

Chez les jeunes de 17 ans, l’usage intensif du tabac (au moins 10 cigarettes par jour durant les 30 derniers jours) variait de 3,3 % à 11,0 % selon les régions (figure 4) et la moyenne nationale était de 5,2 %. La prévalence la plus faible était enregistrée en Île-de-France (3,3 %). A l’inverse, les régions Corse (11,0 %), Normandie (7,5 %), Hauts-de-France (6,7 %), Bourgogne-Franche-Comté (6,4 %) et Grand Est (6,3 %) se distinguaient par une prévalence statistiquement plus élevée par
rapport aux autres régions. La prévalence de l’usage intensif du tabac à 17 ans était significativement plus faible aux Antilles et en Guyane, tandis que La Réunion (5,0 %) affichait une prévalence similaire à celle de la France métropolitaine.

carte des régions avec le pourcentage de gros fumeurs quotidiens à 17 ans

Pourcentage de gros fumeurs quotidiens à 17 ans

La quantité de tabac fumé est plus importante dans le notre région

En 2017, les fumeurs quotidiens fumaient en moyenne 15,3 cigarettes (ou équivalent) par jour, les hommes (15,5) comme les femmes (15,0).

Parmi les fumeurs quotidiens de la région Grand Est, 74,7 % fumaient de façon intensive (plus de 10 cigarettes par jour), (74,8 % des hommes et 74,5 % des femmes), proportion supérieure à celle de la France métropolitaine qui était de 66,8 %.

La cigarette électronique

Un Français sur trois a déjà expérimenté la cigarette électronique (36,0 % en 2017 pour la région Grand Est) avec un taux de 39,1 % chez les hommes et 33 % chez les femmes.

Le vapotage concerne plus les fumeurs quotidiens ou occasionnels (75,9 %) que les ex-fumeurs et décroit  avec l’âge. Les utilisateurs quotidiens sont plus nombreux chez les 31-45 ans (3,0 %), suivis des 46-60 ans (2,5 %) et des 18-30 ans (2,4 %)

Il est nettement moins fréquent chez les personnes n’ayant jamais fumé de tabac que parmi les fumeurs et ex-fumeurs (7% sur l’ensemble de la France métropolitaine), et le vapotage quotidien ne concerne que 0,1 % d’entre elles.

carte des régions avec le pourcentage d'Expérimentation et usage quotidien de la cigarette électronique

Expérimentation et usage quotidien de la cigarette électronique

Les tentatives d’arrêt

Un majorité de fumeurs quotidiens ont envie d’arrêter de fumer. Pour le Grand Est le chiffre est de 55,3 %, dont 25,3 % avec un projet d’arrêt dans les 6 mois. Cela concerne davantage les femmes que les hommes : 60,5 % contre 50,8 % et surtout les 46-60 ans (68,4 % chez les femmes et 59,9 % chez les hommes).
Parmi les fumeurs quotidiens, 25,1 % avaient fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours des 12 derniers mois avec un pourcentage comparable dans les deux sexes : 25,8 % parmi les hommes et 24,2 % parmi les femmes. Les 18-30 ans étaient les plus nombreux à avoir fait une tentative d’arrêt du tabagisme.

carte régionale des Tentatives d’arrêt dans l’année et envies d’arrêter de fumer

Tentatives d’arrêt dans l’année et envie d’arrêter de fumer

La France doit mieux faire

Comme le soulignent dans le BSP Grand Est le Directeur de l’Agence Régionale de Santé Grand Est, Christophe Lannelongue, et le Président de Grand Est Sans Tabac, le Pr Yves Martinet, « des pays comme le Royaume Uni et la Norvège, ont montré qu’il était possible d’éviter les maladies et les morts liées au tabac comme l’ont fait d’autres pays tels le Royaume-Uni ou la Norvège. »
« L’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, dans son Programme Régional de Lutte contre le Tabac (PRLT), a inscrit la lutte contre le tabagisme comme une de ses grandes priorités en retenant trois axes.

  • Le premier, intitulé « protéger les jeunes et éviter l’entrée dans le tabac », repose sur le développement des compétences psycho-sociales associé à des mesures de réduction de l’offre et de dénormalisation de la consommation de tabac.
  • Le second axe vise à aider les fumeurs à arrêter de fumer, ce qui est le souhait de deux fumeurs sur trois. Face à une des drogues les plus dures sur les marchés des produits licites et illicites, il est possible d’aider les fumeurs à franchir le pas en développant leur motivation, collectivement ou individuellement. Ceci nécessite l’implication active des différents professionnels de santé et donc une formation rigoureuse (initiale et continue) afin que la prise en charge des fumeurs devienne systématique, à chaque consultation (quel qu’en soit le motif), et à chaque hospitalisation. 
  • Enfin, le troisième et dernier axe qui consiste à créer un environnement favorable, vise à la dénormalisation du tabac. Il convient de casser l’image encore positive de la consommation de tabac dans la société française en démontrant que le tabac n’est pas un produit banal puisque sa consommation tue ses usagers. Parallèlement, il est souhaitable d’étendre les lieux non-fumeurs, par exemple, aux universités, mairies, ARS, parcs publics (*), lieux de pratique d’activité physique…, notamment dans le cadre des contrats locaux de santé. »

(*) : Le conseil municipal de Strasbourg qui avait a voté en 2014 l’interdiction de fumer dans ses aires de jeux, l’a étendue le 24 juin 2018 à tous ses espaces verts avec mise en application dès le 1er juillet. Un exemple à suivre.

Panneau d'interdiction de fumer