Le programme national de réduction du tabagisme

Dessin illustrant le tabagisme passif

Dans le cadre de « Moi(s) sans tabac », le Club Cœur et Santé de Saint-Dié vous propose une série d’articles.

Celui de ce jour est consacré au programme national de réduction du tabagisme.

Mieux protéger les jeunes

4 mesures principales ont été mises en place pour mieux protéger les jeunes du tabagisme :

  • la mise en place du paquet neutre,
  • l’interdiction des arômes,
  • Les hausses de prix,
  • Le fait d’étendre les lieux sans tabac,

Mieux aider les fumeurs à aller vers l’arrêt du tabac

Désormais infirmiers, masseurs/kiné, chirurgien dentistes, médecins du travail, sages-femmes peuvent prescrire des substituts nicotiniques.  Depuis 2007, les substituts nicotiniques sont pris en charge dans le cadre d’un forfait annuel, à hauteur de 150 € par an.

Depuis 2018, certains de ces traitements (des gommes à mâcher et des patchs ) ne sont plus pris en charge dans le forfait car ils sont désormais remboursables à 65 %, comme n’importe quel médicament. Les complémentaires santé prennent en charge le ticket modérateur de ces médicaments. Cette prise en charge permet de supprimer l’avance de frais chez le pharmacien, nécessaire dans le cadre du forfait, et d’avoir le même tarif dans toutes les pharmacies pour ces traitements.

Pour les autres produits de substitution nicotinique pas encore pris en charge par l’Assurance maladie le forfait de 150 € par année civile reste en place jusqu’à fin 2018

Par ailleurs un autre produit médicamenteux d’aide au sevrage, utilisé en deuxième intention (varénicline) est remboursé à 65% depuis avril 2017.

Le 1er janvier 2017 a été créé un fonds de lutte contre le tabac qui est déjà abondé, dès 2018, par le prélèvement d’une contribution sociale sur le chiffre d’affaires des distributeurs de tabac. Il permettra de financer des actions de lutte contre le tabac et la recherche.1

Action européenne et internationale

Un dispositif européen de traçabilité des produits du tabac sera mis en place dès 2019.1

Perspectives

Si, au travers des résultats récents d’Escapad et du Baromètre santé, de premières inflexions positives commencent à être observées, seule la poursuite de l’effort engagé permettra de changer la situation en profondeur dans notre pays. Plus que jamais, la lutte, contre le tabac reste une priorité majeure de santé publique en France. Inscrite dans la stratégie nationale de santé, la lutte contre le tabac se traduira par la publication en 2018 d’un PNRT- 2 (Programme National de Réduction du Tabagisme), qui proposera de nouvelles perspectives d’actions pour les années à venir. 1

Arrêt du tabac en lien avec le Mois sans tabac

Près d’un fumeur quotidien sur six (15,9%) a déclaré avoir fait une tentative d’arrêt au dernier trimestre 2016. Environ la moitié des individus ayant fait une tentative d’arrêt au dernier trimestre 2016 ont utilisé une aide extérieure (47,7%).1

Aides utilisées au dernier trimestre 2016

Cette proportion était plus élevée parmi ceux déclarant que leur tentative était liée à Mois sans tabac (67,1%) que chez les autres (43,3%). Les principales aides utilisées étaient la cigarette électronique (26,9%) et les substituts nicotiniques (18,3%). Environ un fumeur sur dix ayant fait une tentative d’arrêt a eu recours à un médecin ou un autre professionnel de santé (10,4%) ou a consulté le site Tabac info service (9,1%). Les autres aides utilisées concernent moins de 5% des répondants.1

Source : Fédération Française de Cardiologie

1 : http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2018/BEH-n-14-15-2018

2 : http://www.santepubliquefrance.fr/Accueil-Presse/Tous-les-communiques/31-mai-baisse-historique-du-tabagisme-en-France

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