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40 ans de progrès en cardiologie. Chapitre 1 : Introduction

Le cœur des 40 ans du club, réalisé le 5 juillet 2018 au pied de la Tour de la Liberté reprend le logo de la Fédération Française de Cardiologie dessiné par Miro.

Cet article et ceux qui vont suivre dans les semaines qui viennent, font suite à la conférence organisée durant la Semaine du Cœur 2018, le mardi 25 septembre au lycée Jules Ferry par le club Cœur et Santé à l’occasion de ses 40 ans, intitulée « Maladies cardio-vasculaires : beaucoup de progrès en 40 ans, mais il reste beaucoup à faire ».

Ils reprendront les principaux progrès réalisés depuis 1978 dans le domaine de la cardiologie.

Ces avancées médicales concernent en particulier :

  • les moyens diagnostiques,
  • les médicaments,
  • la cardiologie interventionnelle,
  • la chirurgie,
  • les défibrillateurs,
  • la prévention,
  • la réadaptation,
  • l’éducation thérapeutique.

A titre d’exemple, dans la photo ci dessous, seulement 3 des 15 gestes et traitements actuellement d’usage courant étaient disponibles en 1978 (la liste n’est pas exhaustive).

Parmi les 15 gestes et traitements actuellement d’usage courant décrits sur cette image, seuls 3 étaient disponibles en 1978

Pour retrouver les propositions qui existaient en 1978, recherchez celles dont le nom est écrit en vert. Il s’agit de l’aspirine, des anticoagulants de la famille des anti-vitamine K et des beta-bloquants. L’échographie bi-dimensionnelle (2D) était balbutiante avec des images dont la qualité n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui.

Ces progrès ont été accompagnés d’une amélioration considérable du pronostic de certaines maladies cardiovasculaires, tandis que les durées d’hospitalisation étaient raccourcies. Ils ont aussi changé profondément la vie des personnes porteuses d’une pathologie cardiovasculaires.

D’une manière générale, avec la mondialisation, la diffusion de ces progrès s’est faite de plus en plus rapidement. A titre d’exemple, pour la dilatation coronaire, le Pr François Cherrier du CHU de Nancy, qui a fait partie des trois premières équipes françaises à la mettre en oeuvre, a réalisé ses premières intervention en 1980, alors que la technique avait été utilisée pour la première fois à Zurich par Andreas Gruntzig en 1977. Actuellement, les délais sont beaucoup plus courts.

Comme lors de la conférence de 2018, la présentation s’appuiera d’abord sur des lettres médicales de malades fictifs, concernant la prise en charge des principales pathologies : la première rédigée selon les préconisations actuelles, la seconde selon les modalités de prise en charge de 1978, permettant de mettre en évidence les progrès réalisés.

Les domaines abordés seront les suivants :

  • Première lettre : maladie coronaire
  • Deuxième lettre : maladie des valves, hypertension artérielle et stimulateur
  • Troisième lettre : insuffisance cardiaque
  • Quatrième lettre : arythmies
  • Cinquième lettre : arrêt cardiaque
  • Sixième lettre : Accident vasculaire cérébral.

Maladies cardio-vasculaires dans le contexte du coronavirus sur France 5 avec le Pr Alain Furber, Président de la Fédération Française de Cardiologie

le Pr Alain Furber, lors des Journées nationales de la FFC en novembre 2019

Vous êtes nombreux à vous interroger sur les maladies cardio-vasculaires dans le contexte du coronavirus. Cette thématique fera l’objet d’une prochaine émission d’AlloDocteurs diffusée le jeudi 16 avril sur France 5 à 14h40.

A cette occasion, le Professeur Alain Furber, cardiologue au CHU d’Angers et Président de la Fédération Française de Cardiologie interviendra sur le sujet.

 

Boissons et pathologies cardiovasculaires

Boire est-il mauvais pour la santé de votre cœur ?
La période des fêtes a été propice à une consommation de boissons diverses et variées : alcool, café, thé, eaux minérales…
Si cela est bon pour la convivialité, qu’en est-il pour notre santé?
Ces boissons ont un impact sur les maladies cardiovasculaires : infarctus, troubles du rythme cardiaque, hypertension artérielle et insuffisance cardiaque.
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Les arythmies cardiaques

D’une manière générale, leur mécanisme de survenue n’est pas toujours complètement connu, mais pour la fibrillation auriculaire on a étudié l’impact de l’alcool, du café, du thé et des boissons énergisantes.

Où trouve-t’on 10 grammes d’alcool? (source : Pr Yves Juillière)

Ainsi, la consommation de 3 verres d’alcool par jour chez les hommes et 2 verres chez les femmes augmente le risque de FA. Des épisode paroxystique ont été décrit après des consommation excessives durant les weekend ou à l’occasion des vacances (« hollidays heart syndrome » des anglo-saxons).

La consommation de caféine en quantité modérée est associée à une moindre survenue de FA, mais les symptômes de FA peuvent être plus ressentis avec la caféine.

Tasse de caféQuelques observations suggèrent que le thé (en particulier le thé vert) pourrait être bénéfique sur les arythmies auriculaires. Il a aussi des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, pouvant réduire la fibrose atriale source de FA. Le thé a également un effet favorable sur les arythmies ventriculaires.

De consommation plus récente, les boissons énergisantes contiennent souvent plus de caféine que le café et augmentent donc les risque d’autant qu’il entre dans leur composition d’autres produits pro-arythmiques (guarana qui contient de la caféine et de la théophilline, ginseng, yohimbine et éphédra) et qu’il y a souvent une consommation associée d’alcool et de drogues illicites. Un effet pro-thrombotique a également été signalé.

Composition d'une boisson énergisante

Boissons énergisantes ; déconseillées chez les cardiaques

Les trois-quarts des patients ayant consommé 2 boissons énergisantes ou plus ont signalé des palpitations dans les 24 h suivantes, contre 12 % seulement des consommateurs occasionnels. On a ainsi décrit la survenue de fibrillation auriculaire, d’extrasystolie et de tachycardie ventriculaires, et même d’arrêts cardiaques par fibrillation ventriculaire.

C’est pourquoi, des sociétés savantes recommandent aux patients porteurs d’une maladie cardiovasculaire de ne pas en consommer et indiquent qu’une consommation pluriquotidienne peut être nocive, même chez les personnes en bonne santé.

L’infarctus

Des études ont montré que la consommation de boissons alcoolisées à faible dose avait un effet bénéfique sur la survenue des thrombose (effet anti-agrégant plaquettaire), mais à notre connaissance, il n’y a pas eu de comparaison avec les médicaments tels que l’aspirine ou les autres antiplaquettaires.

L’hypertension artérielle

La consommation modérée d’alcool semble avoir un effet bénéfique mais, si on augmente sa consommation, il y a un effet délétère.

Photo d'un tensiomètre

La consommation de boissons salés doit rester modérée chez les hypertendus

L’insuffisance cardiaque

Les eaux minérales salées (plus de 50 à 80 mg de sodium par litre) sont déconseillées aux insuffisants cardiaques, d’autant que la période des fêtes est l’occasion d’une alimentation plus salée (huîtres, foie gras, charcuteries, biscuits à apéritifs, plats cuisinés….).

Alcool et maladies cardio-vasculaire : l’explication du paradoxe français ?

Le paradoxe français : on a constaté qu’avec des niveaux de facteurs de risques équivalents à ceux d’autres pays les  Français font moins d’infarctus que les autres. On a avancé l’effet bénéfique du vin, en particulier du rouge, pour expliquer cette différence.

Que disent les études ?

Il y a un effet bénéfique sur le taux de bon cholestérol et sur la formation des caillots, de plus il a été noté un effet positif des polyphénols sur l’endothélium des artères (couche interne de leur paroi qui est une véritable « usine chimique » qui secrète des hormones). Rôle également favorable dans l’insuffisance cardiaque.

Globalement, amélioration de la santé cardiovasculaire et augmentation de la survie.

Mais …

… c’est seulement avec 1 à 2 verres d’alcool par jour.

L’opération Janvier « Mois sans alcool » qui était initialement prévue par Santé Publique France a été annulée sous la pression du lobby alcoolier et de l’Élysée. Cependant, les associations se sont mobilisées autour du « Défi de janvier » qui aura lieu en janvier 2020 sans aucun soutien de l’état (communiqué de la Société Française d’Alcoologie).

 

Sources : article du Pr Laurent Fauchier (cardiologue au CHU de Tours) paru dans la revue « Cardiologie Pratique » le 19 novembre 2019 et d’un diaporama du Pr Yves Juillière (CHU de Nancy) mis en ligne sur le site de la Société Française de Cardiologie en 2016.

Prendre un petit déjeuner aide à prévenir les maladies cardiovasculaires

Prendre un petit déjeuner aide à prévenir les maladies cardiovasculaires

Vos médecins vous le disent régulièrement : il faut commencer la journée par un petit déjeuner.

Une étude d’une équipe de l’Université de Wuhan (Chine) publiée récemment dans une revue américaine de cardiologie (*) vient de le confirmer.

Cette étude prospective, a été réalisée à partir des données d’une cohorte nationale de 6 550 adultes de 40 à 75 ans suivis de 1988 à 1994, avec un âge moyen de 53.2 ans et 48.0% d’hommes.

Elle avait pour but de rechercher s’il y avait un lien entre le fait de ne pas prendre de petit déjeuner et la mortalité cardiovasculaire et la mortalité de toutes causes.

Les habitudes alimentaires des ces 6550 personnes sont le suivantes :

  • 5,1 % ne prennent jamais de petit déjeuner,
  • 10,9 % le prennent rarement,
  • 25,0 % le prennent certains jours et
  • 59,0 % le prennent tous les jours.

Les résultats confirment l’intérêt de prendre un petit déjeuner tous les jours Après ajustement, le risque de décès d’origine cardiovasculaire ou de décès de toutes causes est apparu plus élevé chez ceux ne prenant jamais de petit déjeuner par rapport aux sujets prenant régulièrement leur petit déjeuner tous les jours.

Parmi les explications à ces constatations, il y a le fait que ceux qui ne prennent pas de petit-déjeuner pourraient « se rattraper » dans la journée avec des aliments de faible valeur nutritionnelle et ayant un effet défavorable sur leur santé. Il est également évoqué la possibilité d’une tension artérielle plus élevée ou un mauvais profil lipidique. Plus simplement, cela pourrait être aussi le marqueur de mauvaises habitudes alimentaires et d’une mauvaise hygiène de vie.

Et vous, avez-vous pris ce matin votre petit déjeuner ?

(*) Association of Skipping Breakfast with Cardiovascular and All-Cause Mortality. Rong S et al. J Am Coll Cardiology 2019 ; 73 : 2025-32

Statines et maladies cardio-vasculaires en 14 questions

Lors de la conférence sur li’infarctus du 24 septembre, il a été question du traitement médicamenteux qui comporte une statine, molécule hypocholestérolémiante.

Nous reprenons sur notre site un article de l’Alliance du Cœur consacré à cette classe de molécules (mis à jour le vendredi 20 septembre 2019).

Malgré les différentes études et recommandations, le traitement par statines fait encore l’objet de fréquentes remises en question très largement relayées par les médias « grand public ». Ces polémiques conduisent des patients à douter voire à arrêter leur traitement.

Cet article vous aide à démêler le vrai du faux.

Ce texte a été élaboré par le « Cercle Cœur et Métabolismes » de la Société Française de Cardiologie.

1- L’INFARCTUS DU MYOCARDE ET L’ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL (AVC) REPRÉSENTENT UN RISQUE DE SANTÉ MAJEUR

VRAI

L’AVC et l’Infarctus restent la première cause de mortalité chez la femme et la deuxième chez l’homme. Les maladies cardiovasculaires sont responsables d’environ 180 000 décès par an et toucheraient plus de 3 millions de personnes en France.
Lorsqu’ils ne sont pas mortels, les accidents cardiovasculaires ont souvent des conséquences lourdes au quotidien.

  • L’infarctus du myocarde est la première cause d’insuffisance cardiaque chronique qui provoque essoufflement, prise de poids, œdèmes et fatigue.
  • 1/3 tiers des personnes ayant eu un infarctus du myocarde fait une dépression.
  • L’AVC est la première cause de handicap chez l’adulte et la deuxième cause de démence.

 

2- IL EXISTE DU BON ET DU MAUVAIS CHOLESTÉROL

VRAI

 

Le bon et le mauvais cholestérol et la formation des plaques d’athérome

Le cholestérol est une particule de graisse apportée pour un tiers par l’alimentation et, pour deux tiers, fabriquée par le foie. Il est indispensable à l’organisme à un taux même très faible pour :

  • Constituer les membranes des cellules de notre corps,
  • Développer certaines cellules du fœtus,
  • Intervenir dans la fabrication de la bile, de la graisse corporelle et dans la synthèse de la vitamine D.

Le cholestérol se déplace dans notre corps via la circulation sanguine, grâce à deux protéines en charge de le transporter :

  • Les LDL qu’on appelle le « mauvais » cholestérol : son accumulation dans la circulation contribue à la formation de plaques d’athérome qui, en s’accumulant ou en se rompant, peuvent rétrécir ou boucher des artères.
  • Les HDL qu’on appelle le « bon » cholestérol servent à nettoyer les excès de cholestérol. Leur présence en quantité importante contribuerait à diminuer le niveau de risque. En faible quantité, il s’agit classiquement d’un indicateur du risque cardiovasculaire. Aucune étude n’a cependant prouvé qu’en augmentant le taux de « bon cholestérol » on réduit le risque cardiovasculaire.

 

3- UN TAUX DE MAUVAIS CHOLESTÉROL IMPORTANT AUGMENTE LE RISQUE DE FAIRE UN ACCIDENT  CARDIO-VASCULAIRE

VRAI

L’infarctus est en général lié à la formation, à partir d’une plaque d’athérome, d’un caillot qui v obstruer une artère du cœur

 

L’excès de cholestérol contribue à la formation de plaques dans la paroi des artères (athérosclérose). Elles peuvent se rompre ou également finir par boucher les vaisseaux, ce qui augmente considérablement le risque d’accidents cardiovasculaires.

Ainsi plus le taux de LDL-cholestérol est élevé, plus le risque d’avoir un accident cardiovasculaire est important. A l’inverse, plus le taux de LDL-cholestérol diminue, plus le risque est bas, même s’il n’est pas très élevé au départ.

Ainsi, un médecin peut être amené à proposer un traitement diminuant un taux de mauvais cholestérol peu élevé parce le risque de faire un infarctus du myocarde est important en raison d’autres facteurs.

 

4- LE CHOLESTÉROL N’EST PAS LE SEUL FACTEUR DE RISQUE DE DÉVELOPPEMENT DES MALADIES CARDIOVASCULAIRES

VRAI

Il existe d’autres facteurs qui augmentent le risque d’accidents cardiovasculaires :

  • L’âge, le sexe, ou l’hérédité.
  • L’hypertension et le diabète sur lesquels on peut intervenir.
  • Des facteurs modifiables, car liés au mode de vie, en particulier le tabac mais aussi une mauvaise alimentation, l’obésité, le stress, la sédentarité.

La correction d’un seul facteur de risque diminue le risque d’accident cardiovasculaire de 20 à 40% dans les 5 ans.

 

5- UN TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX EST SYSTÉMATIQUE EN CAS DE TAUX ÉLEVÉ DE MAUVAIS CHOLESTÉROL

FAUX

Changer d’hygiène de vie est le premier moyen à utiliser pour faire baisser le taux de LDL-cholestérol élevé pour un patient qui n’a jamais eu d’accident cardiovasculaire (prévention primaire) : la reprise d’une activité physique régulière réduit d’un tiers le risque d’AVC.

Les statines sont proposées seulement lorsque l’augmentation du taux de LDL-cholestérol est liée à une maladie héréditaire ou que les mesures préventives pour faire baisser le taux de LDL-cholestérol sont insuffisantes, au bout de 3 à 6 mois. Elles peuvent être proposées également de manière assez large et selon les recommandations chez les patients diabétiques.

 

6- DANS CERTAINS CAS, LA DIMINUTION DU TAUX  DE LDL-CHOLESTÉROL NE PEUT ÊTRE OBTENUE QU’AVEC DES MÉDICAMENTS

70% des patients à risque cardiovasculaire élevé n’atteignent pas leurs objectifs de baisse de LDL-cholestérol, parce qu’ils ne parviennent pas à modifier leur hygiène de vie ou que ces modifications ne permettent pas de faire baisser suffisamment leur taux de LDL-cholestérol. Dans ces cas-là, ou après un accident cardiovasculaire (prévention secondaire), le traitement médicamenteux s’impose. Les statines ont très largement fait leurs preuves, grâce à un grand nombre d’études.

 

7- RIEN NE PROUVE QUE LES STATINES  SOIENT EFFICACES

FAUX

Les statines sont utilisées depuis plus de trente ans, ce qui permet d’avoir un recul important sur leur efficacité, d’autant que ce sont les médicaments qui ont fait l’objet du plus grand nombre d’études dans le monde : leurs effets ont été étudiés sur plus de 300 000 patients et sur des périodes de 5 à 10 ans.

 

8- LES STATINES PEUVENT AVOIR DES EFFETS INDÉSIRABLES OU SECONDAIRES

Comme tous médicaments, les traitements à base de statines peuvent avoir des effets indésirables ou secondaires, principalement des douleurs musculaires qui concernent, à des degrés divers, 10 à 25% des patients.
Les patients qui sont à la limite du diabète doivent également être surveillés. Les statines à fortes doses peuvent augmenter très légèrement le taux de sucre dans le sang et donc, chez ces patients, elles peuvent accélérer le passage vers un diabète.
Certains patients ressentent d’autres effets secondaires, mais les études tendent à montrer que les causes sont, le plus souvent, autres. Dans tous les cas, quand un patient ressent des effets secondaires après avoir commencé à prendre son traitement, il est important qu’il en informe son médecin ou son cardiologue afin d’identifier leurs causes et d’y remédier, qu’ils soient liés ou non à la prise de statines.

 

9- IL EXISTE D’AUTRES MÉDICAMENTS QUE LES STATINES POUR PRÉVENIR LES ACCIDENTS CARDIOVASCULAIRES

VRAI

Les mesures préventives après un accident cardiovasculaire reposent sur une stratégie globale incluant d’autres traitements que les statines, en fonction de chaque patient. Leur rôle, tout aussi important est différent : les antithrombotiques (antiagrégants plaquettaires, comme l’aspirine par exemple, ou, dans certains cas, anticoagulants) diminuent le risque de formation de caillots capables de boucher les artères. Il est souvent nécessaire de prescrire un traitement pour l’hypertension artérielle.

 

10- LES STATINES SONT PRESCRITES SYSTÉMATIQUEMENT APRÈS UN PREMIER INFARCTUS DU MYOCARDE OU APRÈS UN AVC

VRAI

Les statines sont indispensables lorsque le patient a déjà eu un accident cardiovasculaire (prévention secondaire) puisque l’on a démontré qu’elles diminuent le risque de récidive dans tous les cas, quel que soit le taux de cholestérol, c’est-à-dire même si le mauvais cholestérol ou LDL-cholestérol a pu antérieurement être jugé comme n’étant pas élevé.

 

11- LES TRAITEMENTS À BASE DE STATINES  SONT TOUS LES MÊMES

FAUX

Toutes les statines ne sont pas équivalentes. La décision de proposer des statines se fait au cas par cas. Le choix de la statine et de sa dose est adapté à chaque patient par le médecin, en fonction de nombreux facteurs :

  • Le niveau du taux de mauvais cholestérol,
  • Le profil du patient (âge, sexe, antécédents cardiaques…),
  • Le nombre de facteurs de risques (tabac, surpoids, hypertension…),
  • Les autres traitements,
  • L’efficacité du traitement chez le patient, qui est régulièrement contrôlée,
  • La présence ou non d’effets secondaires et leur ampleur.

 

12- EN CAS D’EFFETS INDÉSIRABLES OU SECONDAIRES, LA SEULE SOLUTION EST D’ARRÊTER LES STATINES

FAUX

Lorsque la prise de statines génère des effets indésirables, le médecin peut proposer différentes solutions en fonction de leur nature et de leur intensité : modification de la dose de statines, changement de molécule, essai d’autres médicaments, proposition d’un traitement complémentaire pour réduire les effets secondaires.

 

13- IL Y A UN RISQUE À ARRÊTER UN TRAITEMENT À BASE DE STATINES SANS AVIS MÉDICAL

VRAI

Il est essentiel de prendre régulièrement son traitement à la dose prescrite par le médecin. L’arrêt des statines conduit à une augmentation de 45% de la mortalité et de 15% des accidents cardiovasculaires, comparativement aux patients qui suivent strictement leur traitement. Un patient ne doit pas interrompre son traitement sans en avoir discuté avec son médecin ou son cardiologue.

 

14- LES STATINES COÛTENT CHER À LA SÉCURITÉ SOCIALE ET AUX PATIENT

FAUX

Les statines commercialisées en France sont toutes disponibles sous forme de médicaments génériques pour un coût moyen autour de 20 centimes/jour, ce qui est un coût faible par rapport à la plupart des autres médicaments.

 

Dossier médical de réadaptation cardiaque

En résumé 

  • 1.VRAI > L’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral (AVC) représentent un risque de santé majeur.
  • 2. VRAI > Il existe du bon et du mauvais cholestérol.
  • 3. VRAI > Un taux de mauvais cholestérol important augmente le risque de faire un accident cardio-vasculaire.
  • 4. VRAI > Le cholestérol n’est pas le seul facteur de risque de développement des maladies cardiovasculaires.
  • 5. FAUX > Un traitement médicamenteux est systématique en cas de taux élevé de mauvais cholestérol.
  • 6. VRAI > Dans certains cas, la diminution du taux de LDL-cholestérol ne peut être obtenue qu’avec des médicaments.
  • 7. FAUX > Rien ne prouve que les statines soient efficaces.
  • 8. VRAI > Les statines peuvent avoir des effets indésirables ou secondaires.
  • 9. VRAI > Il existe d’autres médicaments que les statines pour prévenir les accidents cardiovasculaires.
  • 10. VRAI > Les statines sont prescrites systématiquement après un premier infarctus du myocarde ou après un AVC.
  • 11. FAUX > Les traitements à base de statines sont tous les mêmes.
  • 12. FAUX > En cas d’effets indésirables ou secondaires, la seule solution est d’arrêter les statines.
  • 13. VRAI > Il y a un risque à arrêter un traitement à base de statines sans avis médical.
  • 14. FAUX > Les statines coûtent cher à la Sécurité Sociale et aux patients.
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